Le président américain Donald Trump a vertement critiqué mardi Israël pour ses frappes militaires menées peu après l’annonce du cessez-le-feu conclu avec l’Iran, affirmant que les deux parties avaient violé l’accord seulement quelques heures après sa proclamation. Cette déclaration marque un rare reproche public de la part du dirigeant américain à l’égard de son allié proche au Moyen-Orient.
« Je n’ai pas aimé que l’Israël réplique de cette manière juste après la conclusion de l’accord. Ils n’étaient pas obligés de frapper aussi fort, et je n’ai pas apprécié cette riposte », a déclaré Trump aux journalistes depuis la Maison Blanche, avant son départ pour le sommet de l’OTAN à La Haye. Il a ajouté que l’Iran avait également manqué à ses engagements, sans toutefois détailler les actes précis reprochés à Téhéran.
Ces commentaires interviennent dans un climat de confusion et d’instabilité, alors que le cessez-le-feu, salué comme un succès diplomatique majeur par la Maison Blanche, semble déjà compromis. Quelques heures après l’annonce de la trêve, Israël a lancé des frappes contre Téhéran en réponse à ce qu’il a qualifié de tirs de missiles iraniens. L’Iran, de son côté, a nié toute nouvelle attaque et affirme respecter l’accord.
Trump, qui a présenté la trêve comme une avancée significative pour la stabilité régionale, se retrouve désormais dans une position délicate. Le président s’efforce de maintenir le cap diplomatique tout en faisant face à des accusations selon lesquelles la trêve aurait été prématurée, voire naïve, compte tenu du niveau de méfiance entre les parties.
La Maison Blanche n’a pas précisé quelles mesures seraient prises face à ces violations supposées, mais le président a affirmé vouloir « maintenir la paix autant que possible » tout en rappelant qu’il ne tolérera pas les provocations. Il a également souligné que les États-Unis restaient prêts à intervenir diplomatiquement pour empêcher une nouvelle escalade.
Cette situation met en lumière les limites des efforts américains dans une région où les alliances sont fragiles et les tensions toujours vives. La critique publique d’Israël par Trump pourrait également susciter des remous au sein du Congrès et auprès des soutiens pro-israéliens de son administration, à un moment où les initiatives de paix apparaissent plus incertaines que jamais.