Trump annonce la fin des frappes américaines au Yémen après une trêve avec les Houthis
Trump annonce la fin des frappes américaines au Yémen après une trêve avec les Houthis

Le président américain Donald Trump a annoncé mardi la fin immédiate des frappes aériennes américaines contre les rebelles houthis au Yémen, affirmant que ces derniers avaient exprimé leur volonté de cesser les hostilités, notamment les attaques contre les navires dans les eaux stratégiques au large du pays.

« Nous allons arrêter de bombarder les Houthis, avec effet immédiat », a déclaré Trump au début de sa rencontre dans le Bureau ovale avec le Premier ministre canadien Mark Carney. Selon lui, les Houthis ont indiqué aux responsables américains qu’ils « ne voulaient plus se battre » et qu’ils cesseraient de viser les navires civils ou militaires. « Nous respecterons cela », a-t-il ajouté.

Cette décision mettrait un terme à une campagne de bombardements entamée en mars dernier, lorsque Trump avait promis une « force létale écrasante » après la reprise par les Houthis de leurs attaques contre les navires israéliens, en réaction au blocus renforcé de Gaza par l’État hébreu. Les Houthis avaient à l’époque élargi leur menace à l’ensemble de la mer Rouge, du golfe d’Aden, du détroit de Bab el-Mandeb et de la mer d’Arabie.

Le président a affirmé que les rebelles soutenus par l’Iran avaient « capitulé », et que les États-Unis prenaient acte de leur engagement à ne plus cibler les navires. « C’est très positif. Ils faisaient vraiment sauter beaucoup de navires », a-t-il souligné, sans donner de détails concrets sur la manière dont cet engagement avait été transmis, évoquant simplement une « très bonne source ».

Quelques instants plus tard, le ministre des Affaires étrangères d’Oman, Badr al-Busaidi, a confirmé la nouvelle sur le réseau X (anciennement Twitter), annonçant qu’un accord de cessez-le-feu avait été conclu entre les deux parties, grâce à des discussions impliquant les États-Unis, Oman et des négociateurs yéménites. Il a précisé qu’aucune des deux parties ne ciblerait l’autre à l’avenir, garantissant ainsi la liberté de navigation dans la mer Rouge et le détroit de Bab el-Mandeb.

Les frappes ordonnées par Trump rappelaient celles menées par son prédécesseur Joe Biden contre les Houthis, en réponse à de nombreuses attaques contre des navires commerciaux et militaires dans la région. Cependant, la campagne de Trump a été marquée par une controverse lorsque The Atlantic a révélé que le secrétaire à la Défense, Pete Hegseth, avait accidentellement partagé des plans de frappes sensibles via une discussion sur l’application Signal, qui incluait par erreur le rédacteur en chef du magazine.

Trump a minimisé l’incident, qualifiant la fuite de « simple bug ». Son conseiller à la sécurité nationale, Mike Waltz, à l’origine de la conversation sur Signal, a depuis quitté ses fonctions et a été nommé ambassadeur des États-Unis auprès des Nations unies.

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