Le président américain Donald Trump a déclaré dimanche qu’il revenait désormais à Israël de décider des prochaines étapes à mener à Gaza, après l’échec des négociations de cessez-le-feu et de libération d’otages avec le Hamas. Lors d’une conférence de presse tenue en Écosse, en marge d’une rencontre avec la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen, Trump a reconnu l’impasse des pourparlers tout en affirmant que les États-Unis continueraient de soutenir leur allié israélien.
« Ils ne veulent pas les rendre », a déclaré Trump à propos des otages toujours détenus par le Hamas. « Et donc Israël va devoir prendre une décision. » Le président américain a laissé entendre qu’aucune solution n’était pour l’instant en vue, tout en mettant l’accent sur la priorité d’une libération des captifs avant toute avancée diplomatique.
Dans un contexte de crise humanitaire de plus en plus alarmant dans la bande de Gaza, Trump a également promis que les États-Unis allaient intensifier leurs efforts d’aide humanitaire. « Nous allons fournir davantage d’aide et nous cherchons à mobiliser d’autres donateurs », a-t-il précisé, sans toutefois donner de détails chiffrés sur les nouvelles contributions attendues.
Parallèlement, plusieurs sénateurs démocrates ont exhorté l’administration Trump à cesser de financer le Global Humanitarian Fund (GHF), critiquant ce qu’ils considèrent comme un soutien indirect à une gestion inefficace de la crise humanitaire dans l’enclave palestinienne. De son côté, l’ancien président Barack Obama a réagi sur le réseau social X, soulignant que « l’aide doit être autorisée à atteindre les populations civiles de Gaza sans condition ».
Trump a également confirmé avoir eu une conversation téléphonique récente avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, au cours de laquelle les deux dirigeants auraient évoqué la situation à Gaza ainsi que les tensions croissantes avec l’Iran. Alors que l’administration américaine cherche à contenir l’extension du conflit, cette nouvelle déclaration laisse entendre que la Maison-Blanche entend désormais laisser Israël seul juge de l’issue de l’opération militaire en cours.
Depuis plusieurs semaines, la communauté internationale multiplie les appels à un cessez-le-feu durable. Toutefois, l’impasse diplomatique et les positions irréconciliables des deux camps rendent toute avancée incertaine.