Le président américain Donald Trump a déclaré lundi que les puces d’intelligence artificielle les plus avancées conçues par Nvidia ne seraient pas disponibles pour la Chine ni pour plusieurs autres pays étrangers, affirmant vouloir préserver la supériorité technologique des États-Unis dans le domaine stratégique de l’IA.
Selon Trump, les processeurs de la série Blackwell GB10, considérés comme la nouvelle référence mondiale pour l’entraînement des modèles d’intelligence artificielle, seront exclusivement réservés aux entreprises américaines et à leurs partenaires « pleinement alignés sur les intérêts de sécurité nationale des États-Unis ».
Cette décision marque un nouveau durcissement de la politique de contrôle des exportations, déjà renforcée depuis 2023 afin de limiter l’accès de Pékin aux semi-conducteurs de pointe. Washington estime que ces composants pourraient être utilisés à des fins militaires ou pour renforcer les capacités de surveillance du régime chinois.
Le géant Nvidia, dont les puces équipent la majorité des infrastructures mondiales d’IA, avait récemment annoncé un contrat de fourniture avec la Corée du Sud, suscitant des interrogations sur la portée réelle des restrictions américaines. L’administration Trump a précisé que Séoul, en tant qu’allié stratégique, ne serait pas concernée par l’interdiction.
En août dernier, Trump avait déjà évoqué la possibilité de restreindre les exportations des puces Blackwell vers la Chine, provoquant de vives critiques du secteur technologique, inquiet d’une rupture des chaînes d’approvisionnement mondiales. Cette fois, le président a confirmé sa volonté d’instaurer un cadre strict : « Nous devons garder nos technologies critiques là où elles sont les plus sûres : chez nous », a-t-il déclaré.
Les marchés boursiers ont réagi avec prudence : les actions de Nvidia ont légèrement reculé à Wall Street, tandis que plusieurs entreprises chinoises d’IA ont vu leurs titres chuter sur les places asiatiques.