Le président américain Donald Trump a affirmé vendredi que l’Iran n’avait pas accepté les inspections de son programme nucléaire ni renoncé à l’enrichissement d’uranium, renforçant les tensions persistantes entre Washington et Téhéran. S’exprimant à bord d’Air Force One en route vers le New Jersey à l’occasion de la fête nationale, Trump a assuré que le programme nucléaire iranien avait néanmoins été « définitivement retardé ».
Malgré cette affirmation, le président américain a admis que l’Iran pourrait « relancer » son programme à un autre endroit, sans préciser sur quels éléments reposait cette analyse. Ces déclarations interviennent alors que les négociations sur la question nucléaire iranienne semblent au point mort, et que les tensions régionales se sont intensifiées ces dernières semaines, notamment à la suite de frappes mutuelles entre Israël et l’Iran.
Donald Trump a également indiqué qu’il s’entretiendrait de la situation iranienne avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, attendu à Washington lundi pour une visite officielle. Cette rencontre devrait se concentrer sur les questions de sécurité régionale et la coopération bilatérale, dans un contexte d’escalade des menaces liées au programme nucléaire iranien.
Les remarques du président surviennent alors que l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) a récemment exprimé son inquiétude face à l’absence de transparence de Téhéran et à son refus de rétablir pleinement la coopération avec l’organisme. L’Iran, de son côté, soutient que son programme nucléaire a des objectifs uniquement civils et accuse les États-Unis de maintenir des sanctions illégitimes.
Depuis son retour à la Maison Blanche, Donald Trump a réaffirmé sa volonté d’adopter une ligne dure envers l’Iran, dans la continuité de sa politique de pression maximale menée lors de son premier mandat. Aucun signe tangible de reprise du dialogue diplomatique n’a pour l’heure émergé, et la communauté internationale redoute une nouvelle phase d’instabilité au Moyen-Orient.