Le Japon a fermement démenti vendredi toute implication directe dans la contrebande de fentanyl à destination des États-Unis, affirmant qu’aucune saisie de cette drogue extrêmement puissante n’avait été effectuée à ses frontières au cours des six dernières années. Cette déclaration fait suite à un article de presse évoquant un réseau de contrebande opéré par un groupe chinois basé au Japon.
Lors d’une conférence à Tokyo, le ministre japonais des Finances, Katsunobu Kato, a déclaré qu’aucune trace de fentanyl n’avait été détectée lors des contrôles douaniers entre 2018 et 2023. Il a assuré que les autorités douanières restaient en alerte et continuaient de surveiller étroitement les cargaisons suspectes entrant et sortant du pays.
Le démenti intervient après la publication d’un rapport américain affirmant qu’un groupe criminel chinois aurait utilisé le Japon comme point de transit pour exporter vers les États-Unis des précurseurs chimiques servant à la fabrication du fentanyl. Cette drogue de synthèse est à l’origine de dizaines de milliers de morts par overdose chaque année en Amérique du Nord.
« Nous avons renforcé notre collaboration avec les douanes américaines et d’autres partenaires internationaux pour empêcher toute tentative de contrebande », a ajouté Kato, soulignant que les services de renseignement japonais n’avaient trouvé aucune preuve tangible de telles activités à ce jour.
Le Japon, où la consommation de drogues reste marginale en comparaison avec les standards occidentaux, applique une politique extrêmement stricte en matière de stupéfiants. La simple possession de substances illicites peut entraîner de lourdes peines de prison et une expulsion automatique pour les étrangers.
Les autorités japonaises ont toutefois indiqué qu’elles prendraient les révélations américaines au sérieux et procéderaient à une vérification approfondie. « Nous ne permettrons pas que notre territoire soit utilisé pour nuire à d’autres pays », a conclu le ministre.