Ancienne possession russe jusqu’en 1867, l’Alaska est redevenu, le temps d’un sommet rare, un carrefour diplomatique entre Washington et Moscou. La rencontre entre Donald Trump et Vladimir Poutine, organisée sur une base aérienne héritée de la guerre froide, a suscité dans l’État un mélange d’espoir, de scepticisme et de contestation.
À Anchorage, des manifestants pro-Ukraine ont défilé la veille du sommet, brandissant drapeaux et pancartes pour dénoncer l’agression russe, tandis que d’autres habitants y voient une occasion de relancer un dialogue stratégique entre les deux puissances.
Trump ambitionne de faire de cette réunion le point de départ d’une désescalade dans la guerre en Ukraine. De son côté, Poutine, renforcé par ses récents gains militaires, a glissé sur la table la perspective d’un nouvel accord sur la limitation des armes nucléaires stratégiques — une ouverture qui, selon le Kremlin, pourrait élargir la discussion aux intérêts globaux américano-russes.
Dans un État qui fut russe il y a moins de deux siècles, la symbolique n’échappe à personne : l’histoire et la géopolitique se rejoignent, mais l’issue de ces pourparlers reste plus incertaine que jamais.