Royaume-Uni - la Chine n’a pas été qualifiée d’« ennemie » dans une affaire d’espionnage en raison de la politique du précédent gouvernement (AP)
Royaume-Uni - la Chine n’a pas été qualifiée d’« ennemie » dans une affaire d’espionnage en raison de la politique du précédent gouvernement (AP)

La Grande-Bretagne a délibérément choisi de ne pas désigner la Chine comme un “ennemi” dans les preuves présentées aux procureurs lors d’une affaire d’espionnage très médiatisée, a révélé vendredi un responsable britannique. Cette décision, selon lui, reflétait la ligne diplomatique du gouvernement conservateur en place à l’époque, qui évitait toute terminologie susceptible d’aggraver les tensions avec Pékin.

L’affaire concernait Christopher Cash, ancien chercheur parlementaire, et Christopher Berry, universitaire de 32 ans, accusés d’avoir transmis des informations sensibles au gouvernement chinois entre 2021 et 2023. Les deux hommes avaient été arrêtés en avril 2024, mais le Crown Prosecution Service (CPS) avait finalement abandonné les charges le mois dernier, faute de preuves suffisantes.

Cette décision avait suscité un débat politique à Londres, plusieurs députés reprochant au gouvernement d’avoir manqué de fermeté envers Pékin, alors que les relations sino-britanniques restent tendues depuis les révélations sur l’ingérence chinoise au Parlement et les cyberattaques présumées contre des institutions britanniques.

L’auteur du communiqué officiel a précisé que l’absence du mot “ennemi” dans les documents judiciaires était conforme à la politique étrangère du gouvernement de l’époque, qui qualifiait la Chine de “concurrent systémique” mais non d’adversaire.

Depuis l’arrivée au pouvoir du travailliste Keir Starmer, le ton du Royaume-Uni vis-à-vis de Pékin s’est légèrement durci, sans toutefois rompre avec la volonté d’un “dialogue pragmatique” sur les questions commerciales et climatiques. L’affaire illustre les délicats équilibres diplomatiques auxquels Londres continue de se confronter dans sa relation avec la Chine.

Que retenir rapidement ?

La Grande-Bretagne a délibérément choisi de ne pas désigner la Chine comme un “ennemi” dans les preuves présentées aux procureurs lors d’une affaire d’espi

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