Prisonniers biélorusses libérés : entre gratitude envers Trump et amertume face à l’exil
Prisonniers biélorusses libérés : entre gratitude envers Trump et amertume face à l’exil

Des prisonniers politiques biélorusses libérés jeudi et transférés en Lituanie ont exprimé leur reconnaissance envers le président américain Donald Trump pour son rôle dans leur libération, tout en regrettant d’avoir été contraints de quitter leur pays.

La Biélorussie a remis en liberté 52 détenus, dont un employé de l’Union européenne, à la suite d’un appel direct de Trump au président Alexandre Loukachenko. Cet accord marque un début de rapprochement entre Washington et Minsk, bien que perçu avec scepticisme par plusieurs capitales européennes en raison de la répression persistante contre l’opposition et du soutien de Minsk à Moscou dans la guerre en Ukraine.

À Vilnius, certains libérés ont déclaré qu’ils auraient préféré retourner dans leurs foyers plutôt que d’être envoyés à l’étranger, rappelant que beaucoup d’entre eux devaient de toute façon être libérés prochainement. L’opposition biélorusse en exil a dénoncé ce transfert comme une « expulsion forcée », estimant que les prisonniers politiques devraient avoir le droit de rester dans leur pays.

Cette libération illustre l’ambivalence du geste de Minsk : un signe d’ouverture diplomatique à l’égard des États-Unis, mais aussi une manœuvre permettant au régime de Loukachenko d’éloigner de ses frontières des voix critiques, tout en poursuivant sa ligne autoritaire à l’intérieur.

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