Le président russe Vladimir Poutine a déclaré mercredi qu’il voyait une possibilité de mettre fin à la guerre en Ukraine par la voie diplomatique, mais a averti qu’il n’hésiterait pas à recourir à la force si aucun accord n’était trouvé.
S’exprimant à Pékin à l’issue d’une visite officielle, au cours de laquelle Moscou a conclu un accord pour la construction d’un nouveau gazoduc vers la Chine, Poutine a affirmé percevoir « une certaine lumière au bout du tunnel », tout en conditionnant une issue négociée à ce qu’il appelle « le retour au bon sens » de la part de Kiev.
Le chef du Kremlin a indiqué qu’il préférerait que le conflit se termine par des pourparlers, invitant une nouvelle fois le président ukrainien Volodymyr Zelensky à se rendre à Moscou pour discuter directement. Mais il a ajouté que la Russie était prête à imposer sa solution par la force militaire si nécessaire.
L’Ukraine a immédiatement rejeté ces déclarations, qualifiant les propositions de Poutine « d’inacceptables ». Kiev insiste sur un retrait complet des troupes russes et le rétablissement de son intégrité territoriale, conditions jugées non négociables.
Ces déclarations interviennent alors que la guerre, déclenchée par l’invasion russe en février 2022, entre dans sa quatrième année. Malgré les appels répétés à une médiation internationale, les positions de Moscou et de Kiev demeurent diamétralement opposées, rendant toute perspective de cessez-le-feu lointaine.
En associant menaces militaires et discours diplomatique, Poutine cherche à maintenir la pression sur l’Ukraine et ses alliés occidentaux, tout en affichant sa proximité stratégique avec Pékin dans un contexte de confrontation prolongée avec l’Occident.