DUBAÏ – L’Iran et trois puissances européennes – le Royaume-Uni, la France et l’Allemagne – ont convenu de reprendre les négociations sur le programme nucléaire iranien ce vendredi à Istanbul. L’annonce a été faite lundi matin par un porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Esmaeil Baghaei, alors que les tensions diplomatiques autour de l’avenir de l’accord nucléaire s’intensifient.
Selon les médias d’État iraniens, la réunion se tiendra au niveau des vice-ministres des Affaires étrangères des quatre pays. Cette reprise des pourparlers intervient après plusieurs mois de blocage et de mises en garde de la part des Européens, qui ont averti que l’absence de progrès diplomatiques pourrait conduire à la réimposition de sanctions internationales contre l’Iran.
Le choix d’Istanbul comme lieu de réunion marque un terrain neutre pour des discussions qui s’annoncent complexes. Les négociations viseront à restaurer un dialogue autour du respect par l’Iran de ses engagements nucléaires, alors que Téhéran continue d’enrichir de l’uranium à des niveaux proches de ceux requis pour une utilisation militaire.
L’accord nucléaire de 2015, connu sous le nom de JCPOA, s’est effondré après le retrait unilatéral des États-Unis en 2018, suivi de la réimposition de lourdes sanctions contre l’économie iranienne. Depuis, les efforts pour sauver l’accord ont échoué à plusieurs reprises, malgré des cycles de négociations à Vienne et ailleurs.
La réunion de vendredi sera scrutée de près par la communauté internationale, à un moment où l’instabilité régionale et les enjeux de prolifération nucléaire s’invitent de nouveau au cœur des préoccupations diplomatiques. Les attentes restent toutefois prudentes, aucun signe d’ouverture majeure de part et d’autre n’ayant été communiqué à ce stade.