Shinko boulevard des italiens
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Nucléaire : Iran et États-Unis entament un cinquième cycle de négociations à Rome, l’enrichissement d’uranium au cœur du blocage

Les États-Unis et l’Iran ont entamé vendredi à Rome un cinquième cycle de négociations visant à encadrer le programme nucléaire iranien, alors que la question de l’enrichissement d’uranium demeure le principal point d’achoppement. Les pourparlers se déroulent dans un climat tendu, sur fond de menaces d’escalade militaire et de pression internationale croissante.

L’administration Trump exige que l’Iran cesse totalement d’enrichir de l’uranium dans le cadre d’un éventuel accord, condition préalable à une levée partielle des lourdes sanctions économiques imposées à Téhéran. Une position rejetée fermement par le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, qui a déclaré vendredi sur le réseau X : « Sans enrichissement, nous N’AVONS PAS d’accord. » Il a ajouté : « Ce n’est pas sorcier de trouver un terrain d’entente. Il est temps de décider. »

Les pourparlers sont conduits côté américain par l’émissaire pour le Moyen-Orient Steve Witkoff et le directeur de la planification politique du département d’État, Michael Anton. Bien que le lieu précis n’ait pas été divulgué, des discussions précédentes s’étaient tenues à l’ambassade d’Oman à Rome, pays qui joue un rôle de médiateur privilégié entre les deux puissances rivales.

L’enrichissement d’uranium reste le point névralgique. Initialement, les négociateurs américains avaient évoqué la possibilité pour l’Iran de maintenir un enrichissement limité à 3,67 %, mais Washington exige désormais un arrêt total. Une exigence renforcée par un rapport récent de la Defense Intelligence Agency des États-Unis, qui estime que l’Iran pourrait produire suffisamment d’uranium hautement enrichi pour fabriquer une bombe en moins d’une semaine s’il en faisait le choix, même s’il lui faudrait probablement plusieurs mois pour achever une arme opérationnelle.

Face à cette pression, Téhéran continue de refuser toute concession sur l’enrichissement domestique. Une proposition alternative, visant à établir un consortium régional soutenu par les États-Unis pour fournir à l’Iran de l’uranium faiblement enrichi, a été évoquée, mais elle ne semble pas gagner en traction. Un projet similaire avait déjà échoué en 2010.

La tension est exacerbée par les menaces répétées d’Israël de frapper unilatéralement les installations nucléaires iraniennes. Téhéran a répondu en promettant des « mesures spéciales » pour défendre ses sites, comme celui de Fordo, enfoui dans une montagne et protégé par une sécurité extrême. Jeudi, des étudiants iraniens y ont formé une chaîne humaine en signe de soutien.

Les discussions interviennent dans un contexte de pressions économiques et sociales croissantes en Iran. Le pays est confronté à une instabilité intérieure persistante, marquée par des contestations du port obligatoire du hijab et des craintes de hausses de prix sur les carburants subventionnés. La monnaie nationale, le rial, avait chuté à plus d’un million pour un dollar en avril avant de se stabiliser légèrement avec la reprise des pourparlers.

Sur le plan régional, l’influence iranienne est en recul. L’« Axe de la résistance », que Téhéran revendique avec ses alliés régionaux, a été durement frappé par les frappes israéliennes dans le cadre de la guerre à Gaza. Par ailleurs, la chute du gouvernement syrien de Bachar al-Assad en décembre a privé l’Iran d’un pilier stratégique.

Enfin, les États-Unis ont poursuivi leur campagne de sanctions, en visant cette semaine les exportations de perchlorate de sodium vers l’Iran. Ce produit chimique, arrivé de Chine au port de Shahid Rajaei près de Bandar Abbas, serait lié à une explosion majeure survenue en avril, qui a fait des dizaines de morts et plus de mille blessés, en plein milieu d’un cycle précédent de discussions.

Les négociations de Rome s’annoncent donc cruciales : elles pourraient relancer un processus diplomatique suspendu depuis des années ou, au contraire, précipiter une nouvelle phase de confrontation.

Les États-Unis et l’Iran ont entamé vendredi à Rome un cinquième cycle de négociations visant à encadrer le programme nucléaire iranien, alors que la question de l’enrichissement d’uranium demeure le principal point d’achoppement. Les pourparlers se déroulent dans un climat tendu, sur fond de menaces d’escalade militaire et de pression internationale croissante.

L’administration Trump exige que l’Iran cesse totalement d’enrichir de l’uranium dans le cadre d’un éventuel accord, condition préalable à une levée partielle des lourdes sanctions économiques imposées à Téhéran. Une position rejetée fermement par le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, qui a déclaré vendredi sur le réseau X : « Sans enrichissement, nous N’AVONS PAS d’accord. » Il a ajouté : « Ce n’est pas sorcier de trouver un terrain d’entente. Il est temps de décider. »

Les pourparlers sont conduits côté américain par l’émissaire pour le Moyen-Orient Steve Witkoff et le directeur de la planification politique du département d’État, Michael Anton. Bien que le lieu précis n’ait pas été divulgué, des discussions précédentes s’étaient tenues à l’ambassade d’Oman à Rome, pays qui joue un rôle de médiateur privilégié entre les deux puissances rivales.

L’enrichissement d’uranium reste le point névralgique. Initialement, les négociateurs américains avaient évoqué la possibilité pour l’Iran de maintenir un enrichissement limité à 3,67 %, mais Washington exige désormais un arrêt total. Une exigence renforcée par un rapport récent de la Defense Intelligence Agency des États-Unis, qui estime que l’Iran pourrait produire suffisamment d’uranium hautement enrichi pour fabriquer une bombe en moins d’une semaine s’il en faisait le choix, même s’il lui faudrait probablement plusieurs mois pour achever une arme opérationnelle.

Face à cette pression, Téhéran continue de refuser toute concession sur l’enrichissement domestique. Une proposition alternative, visant à établir un consortium régional soutenu par les États-Unis pour fournir à l’Iran de l’uranium faiblement enrichi, a été évoquée, mais elle ne semble pas gagner en traction. Un projet similaire avait déjà échoué en 2010.

La tension est exacerbée par les menaces répétées d’Israël de frapper unilatéralement les installations nucléaires iraniennes. Téhéran a répondu en promettant des « mesures spéciales » pour défendre ses sites, comme celui de Fordo, enfoui dans une montagne et protégé par une sécurité extrême. Jeudi, des étudiants iraniens y ont formé une chaîne humaine en signe de soutien.

Les discussions interviennent dans un contexte de pressions économiques et sociales croissantes en Iran. Le pays est confronté à une instabilité intérieure persistante, marquée par des contestations du port obligatoire du hijab et des craintes de hausses de prix sur les carburants subventionnés. La monnaie nationale, le rial, avait chuté à plus d’un million pour un dollar en avril avant de se stabiliser légèrement avec la reprise des pourparlers.

Sur le plan régional, l’influence iranienne est en recul. L’« Axe de la résistance », que Téhéran revendique avec ses alliés régionaux, a été durement frappé par les frappes israéliennes dans le cadre de la guerre à Gaza. Par ailleurs, la chute du gouvernement syrien de Bachar al-Assad en décembre a privé l’Iran d’un pilier stratégique.

Enfin, les États-Unis ont poursuivi leur campagne de sanctions, en visant cette semaine les exportations de perchlorate de sodium vers l’Iran. Ce produit chimique, arrivé de Chine au port de Shahid Rajaei près de Bandar Abbas, serait lié à une explosion majeure survenue en avril, qui a fait des dizaines de morts et plus de mille blessés, en plein milieu d’un cycle précédent de discussions.

Les négociations de Rome s’annoncent donc cruciales : elles pourraient relancer un processus diplomatique suspendu depuis des années ou, au contraire, précipiter une nouvelle phase de confrontation.

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