Netanyahu rejette à nouveau l’idée d’un État palestinien malgré une résolution soutenue par les États-Unis, sous la pression de son extrême droite (AP)
Netanyahu rejette à nouveau l’idée d’un État palestinien malgré une résolution soutenue par les États-Unis, sous la pression de son extrême droite (AP)

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a réaffirmé dimanche son opposition catégorique à la création d’un État palestinien, après la colère de ses alliés d’extrême droite provoquée par une déclaration soutenue par les États-Unis ouvrant la voie à une telle perspective. Cette prise de position intervient alors que Washington et plusieurs pays à majorité musulmane ont approuvé au Conseil de sécurité un projet de résolution appuyant le plan de paix pour Gaza du président Donald Trump.

Ce plan de 20 points, actuellement en négociation au sein des Nations unies, prévoit une administration de transition à Gaza sous la forme d’un « Conseil de la paix » chargé de la reconstruction et du redressement économique. Il inclut aussi une clause affirmant que des réformes au sein de l’Autorité palestinienne pourraient « enfin » permettre une voie crédible vers l’autodétermination palestinienne une formulation qui a déclenché l’ire des ministres ultranationalistes israéliens.

Samedi, Itamar Ben-Gvir et Bezalel Smotrich ont sommé Netanyahu de condamner explicitement l’idée d’un État palestinien, allant jusqu’à menacer de faire éclater la coalition si le Premier ministre ne tranchait pas immédiatement. Dimanche, Netanyahu a répondu sans ambiguïté : « Notre opposition à un État palestinien, quel que soit son territoire, reste inchangée. Gaza sera démilitarisée et le Hamas désarmé, par tous les moyens. Je n’ai besoin d’aucune leçon de personne. »

La crise interne intervient à un moment politiquement délicat. Une défection de l’extrême droite ferait tomber le gouvernement bien avant les élections prévues au plus tard en octobre 2026. Plusieurs ministres, dont le ministre de la Défense Israel Katz et le ministre des Affaires étrangères Gideon Saar, ont également publié des déclarations hostiles à l’État palestinien, sans toutefois critiquer ouvertement Netanyahu.

Le plan de paix de l’administration Trump a mis fin aux principaux combats entre Israël et le Hamas après deux années de guerre dévastatrice à Gaza, qui ont coûté la vie à plus de 69 000 Palestiniens selon les autorités locales. Le conflit avait été déclenché par l’attaque du Hamas du 7 octobre 2023, dans laquelle environ 1 200 personnes ont été tuées en Israël. Depuis l’entrée en vigueur du cessez-le-feu, le 10 octobre, des affrontements sporadiques persistent.

Avant sa visite à la Maison-Blanche en septembre, Netanyahu avait promis de répondre à plusieurs pays européens dont la France qui avaient reconnu un État palestinien, provoquant la colère d’Israël. Mais aucune mesure diplomatique n’avait suivi, ce que Smotrich lui a reproché avec virulence samedi, dénonçant « deux mois de silence et de disgrâce politique ».

La bataille politique autour de la question palestinienne met ainsi à rude épreuve une coalition déjà fragile, alors que la pression internationale en faveur d’une solution politique se renforce au moment même où Washington tente de relancer une dynamique diplomatique au risque de fracturer davantage le gouvernement israélien.

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