Netanyahu menace de frapper le Hamas « où qu’il se trouve » alors que le Qatar accueille un sommet arabe et islamique
Netanyahu menace de frapper le Hamas « où qu’il se trouve » alors que le Qatar accueille un sommet arabe et islamique

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a affirmé lundi qu’il n’excluait pas de nouvelles frappes contre les dirigeants du Hamas « où qu’ils se trouvent », alors que les chefs d’États arabes et islamiques se réunissaient à Doha pour exprimer leur soutien au Qatar après l’attaque israélienne de la semaine dernière sur son territoire.

La frappe du 9 septembre, qui visait des responsables du Hamas présents dans la capitale qatarie, a marqué une escalade majeure de l’offensive israélienne. Cet épisode a encore exacerbé les tensions régionales depuis l’attaque du 7 octobre 2023 menée par le Hamas dans le sud d’Israël, qui avait déclenché la guerre actuelle à Gaza.

À Doha, les dirigeants arabes et islamiques ont dénoncé ce qu’ils considèrent comme une atteinte grave à la stabilité régionale et une tentative d’Israël « d’imposer une nouvelle réalité ». Bien que la déclaration finale du sommet n’annonce pas de sanctions diplomatiques ou économiques contre Israël, elle témoigne d’un soutien clair au Qatar et d’une solidarité accrue face à Tel-Aviv.

De son côté, Netanyahu a répété sa détermination à poursuivre son offensive contre le Hamas, affirmant qu’Israël continuerait de le frapper « sans relâche » et qu’aucun sanctuaire étranger ne le protégerait. Cette posture ferme risque cependant de compliquer les perspectives de négociations et d’alimenter davantage la défiance des États arabes du Golfe.

L’Égypte a estimé que les conditions restaient particulièrement défavorables à la conclusion d’accords de paix à long terme, soulignant que la multiplication des opérations militaires israéliennes à l’étranger risquait de rendre tout compromis plus difficile.

Cette confrontation entre Israël et le Hamas, désormais exportée au-delà de Gaza, ajoute une nouvelle dimension à un conflit déjà marqué par des destructions massives et une crise humanitaire profonde dans l’enclave palestinienne.

Partager