Au lendemain des frappes américaines sur les installations nucléaires iraniennes, la présidente élue du Conseil national de la Résistance iranienne (CNRI), Maryam Radjavi, a salué un « tournant » pour le peuple iranien. Dans un communiqué publié ce dimanche 22 juin, elle a affirmé que « Khamenei doit partir » et que le régime en place, engagé dans un programme nucléaire « antipatriotique », a désormais perdu toute légitimité. Selon elle, ce projet a coûté « au moins deux mille milliards de dollars au peuple iranien », sans compter les vies humaines sacrifiées.
Dans la nuit de samedi à dimanche, six bombardiers B-2 américains ont frappé trois sites nucléaires majeurs en Iran : Natanz, Ispahan et Fordo. L’opération, confirmée par Donald Trump, visait à neutraliser les capacités d’enrichissement d’uranium du régime, soupçonné de vouloir se doter de l’arme nucléaire. Le président américain a affirmé que les installations avaient été « complètement détruites ». Les frappes, menées à l’aide de bombes anti-bunker et de missiles de croisière, n’ont provoqué aucune hausse des radiations selon l’Agence internationale de l’énergie atomique.
Face à cette escalade, Maryam Radjavi a réitéré son appel à une « troisième voie » : ni complaisance, ni guerre, mais un changement de régime porté par le peuple iranien et sa Résistance organisée. Elle a plaidé pour une république « démocratique, non nucléaire », fondée sur la séparation de la religion et de l’État, l’égalité des genres et la souveraineté populaire.
Alors que les tensions régionales restent vives, la dirigeante du CNRI voit dans ces frappes une opportunité historique pour tourner la page de la dictature religieuse. « Le peuple iranien accueille favorablement une fin de la guerre et aspire à la paix et à la liberté », a-t-elle conclu.