Mark Carney entretient l’espoir d’un accord canado-américain mais reste prudent
Mark Carney entretient l’espoir d’un accord canado-américain mais reste prudent

OTTAWA – Le Premier ministre canadien Mark Carney a déclaré lundi qu’un nouvel accord entre le Canada et les États-Unis, portant sur des questions économiques et de défense, était envisageable mais loin d’être garanti. Cette déclaration intervient dans un contexte de discussions bilatérales intensifiées, alors que les deux pays tentent de réinitialiser leur partenariat stratégique.

Carney a révélé avoir convenu avec le président américain Donald Trump d’un délai de 30 jours pour tenter de finaliser un nouvel accord. Ce calendrier resserré traduit une volonté politique des deux dirigeants de renforcer les liens entre leurs pays, à un moment de grande instabilité géopolitique mondiale.

« Nous avons une opportunité, mais cela ne veut pas dire que le résultat est acquis », a précisé Carney lors d’une conférence de presse conjointe à Bruxelles à l’issue d’un sommet UE-Canada. Il s’exprimait aux côtés de la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen et du président du Conseil européen Antonio Costa.

Les discussions entre Ottawa et Washington s’inscrivent dans un effort plus large visant à moderniser les fondements de la coopération nord-américaine, en particulier dans les domaines de la sécurité, de la chaîne d’approvisionnement critique et du commerce énergétique. Toutefois, les divergences persistantes sur certaines clauses de défense industrielle ou de normes environnementales pourraient compliquer les pourparlers.

Mark Carney, ancien gouverneur de la Banque du Canada et de la Banque d’Angleterre, devenu Premier ministre plus tôt cette année, s’est efforcé de projeter l’image d’un Canada capable de concilier ses engagements transatlantiques et nord-américains. Sa rencontre avec Trump reflète aussi une tentative de maintenir une diplomatie pragmatique avec une administration américaine souvent imprévisible.

Bien que l’issue de ces discussions reste incertaine, la volonté affichée de parvenir à un accord dans un délai aussi court est perçue par les observateurs comme un signe d’urgence face aux défis stratégiques croissants posés par la Chine, la Russie et les tensions au Moyen-Orient.

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