Le secrétaire d’État américain Marco Rubio s’est rendu samedi en Israël, alors que les relations entre Washington et certains de ses alliés du Moyen-Orient traversent une zone de turbulences. Les tensions se sont accrues après les frappes israéliennes visant des dirigeants du Hamas à Doha, au Qatar, ainsi qu’en raison de l’expansion continue des colonies en Cisjordanie occupée.
Avant son départ, Rubio a déclaré que les États-Unis et le président Donald Trump n’étaient « pas satisfaits » de ces frappes, tout en insistant sur la nécessité de renforcer les objectifs communs avec Israël, notamment la prévention du retour du Hamas au pouvoir dans la bande de Gaza.
La visite intervient alors que les négociations de cessez-le-feu entre Israël et le Hamas ont été fragilisées par ces attaques à Doha, vivement condamnées par plusieurs pays de la région. Les Émirats arabes unis ont par ailleurs averti que la poursuite de la colonisation israélienne mettait en péril les accords d’Abraham, signés en 2020 pour normaliser les relations entre Israël et plusieurs États arabes.
Dans ce contexte tendu, la mission de Rubio vise à réaffirmer l’alliance stratégique américano-israélienne, tout en cherchant à rassurer les partenaires arabes sur l’engagement de Washington en faveur de la stabilité régionale.