Le président vénézuélien Nicolás Maduro a accusé lundi les États-Unis de mener une « agression » totale contre son pays, affirmant qu’il n’existe désormais plus de canaux de communication officiels entre Caracas et Washington.
Cette déclaration intervient alors que l’administration Trump a renforcé sa présence militaire dans les Caraïbes méridionales, en expliquant vouloir intensifier la lutte contre les trafics de drogue. Plus tôt ce mois-ci, une frappe américaine a coulé un navire vénézuélien présenté comme transportant des stupéfiants, tuant 11 personnes à bord.
« Ce n’est pas une tension, c’est une agression de bout en bout », a déclaré Maduro lors d’une conférence de presse entouré de hauts responsables militaires. Il a dénoncé une offensive « judiciaire » avec des procédures lancées contre des dirigeants vénézuéliens, « politique » par les déclarations hostiles de Washington, « diplomatique » à travers l’isolement de son gouvernement, et « militaire » avec les récentes opérations en mer.
Maduro a récemment annoncé le déploiement de forces armées, de policiers et de civils dans 284 points stratégiques du pays pour parer à toute attaque, alors que la confrontation avec les États-Unis atteint un nouveau niveau de tension.
Ces incidents renforcent l’isolement international du Venezuela, plongé dans une crise politique et économique profonde, tandis que Washington poursuit sa stratégie de pression maximale pour affaiblir le régime chaviste.