L’Ukraine marginalisée avant le sommet Trump-Poutine, alors que la Russie avance à l’est
L’Ukraine marginalisée avant le sommet Trump-Poutine, alors que la Russie avance à l’est

De petites unités russes ont progressé plus en profondeur dans l’est de l’Ukraine mardi, accentuant la pression militaire sur Kiev à la veille d’un sommet crucial entre Vladimir Poutine et Donald Trump. Cette rencontre, prévue en Alaska, alimente les craintes des dirigeants européens que les discussions ne débouchent sur un accord de paix imposé, réduisant illégalement le territoire ukrainien.

Les dirigeants de l’Union européenne ont réaffirmé leur appel à une trêve et au respect du droit des Ukrainiens à décider de leur avenir. Dans un communiqué commun, ils ont insisté sur le fait que toute solution diplomatique devait protéger les intérêts vitaux de l’Ukraine et de l’Europe en matière de sécurité.

L’inquiétude a redoublé après les propos de Donald Trump, qui a évoqué la possibilité d’échanges territoriaux entre Kiev et Moscou comme base de négociations. Cette perspective, largement rejetée par l’Ukraine et nombre de capitales européennes, est perçue comme une concession majeure à la Russie.

La Maison Blanche a tenté de tempérer les attentes, décrivant la rencontre entre Poutine et Trump comme un « exercice d’écoute » destiné à évaluer les intentions du Kremlin plutôt qu’à conclure un accord immédiat.

Certains dirigeants européens affichent toutefois des positions divergentes. Le Premier ministre hongrois Viktor Orban a critiqué l’attitude de ses homologues envers Moscou, estimant que leur refus d’envisager certaines concessions entrave la recherche d’une paix durable.

Pendant ce temps, des analyses de données en sources ouvertes confirment une avancée notable des forces russes dans certaines zones frontalières, renforçant la perception que Moscou cherche à consolider ses gains territoriaux avant toute négociation.

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