Londres veut empêcher la contestation judiciaire de l’interdiction du groupe pro-palestinien Palestine Action @AP
Londres veut empêcher la contestation judiciaire de l’interdiction du groupe pro-palestinien Palestine Action @AP

Le gouvernement britannique a tenté jeudi de bloquer la démarche judiciaire engagée par Huda Ammori, cofondatrice de l’organisation pro-palestinienne Palestine Action, qui conteste l’interdiction de son groupe en vertu des lois antiterroristes.

Palestine Action, créé en 2020, cible régulièrement des entreprises liées à Israël au Royaume-Uni, menant des actions de désobéissance civile telles que des jets de peinture rouge, le blocage d’entrées de sites ou des dégradations de matériel. L’organisation accuse Londres de complicité dans ce qu’elle considère comme des crimes de guerre commis par Israël à Gaza.

Le gouvernement britannique a inscrit le groupe sur la liste des organisations terroristes en juillet. Depuis, être membre ou afficher son soutien à Palestine Action constitue une infraction passible de 14 ans de prison. Plus de 1 000 personnes ont déjà été arrêtées pour avoir brandi des pancartes ou des symboles de soutien.

Huda Ammori a obtenu l’autorisation en juillet de contester l’interdiction, arguant qu’il s’agissait d’une atteinte disproportionnée à la liberté d’expression. Le gouvernement cherche désormais à empêcher cette contestation d’aboutir devant les tribunaux.

Cette affaire intervient alors que les tensions autour de la guerre à Gaza continuent de nourrir des débats houleux au Royaume-Uni sur la frontière entre liberté d’expression, action militante et sécurité nationale.

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Le gouvernement britannique a tenté jeudi de bloquer la démarche judiciaire engagée par Huda Ammori, cofondatrice de l’organisation pro-palestinienne Pales

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