Le gouvernement libanais a annoncé vendredi son soutien au plan de l’armée visant à placer les armes du Hezbollah sous contrôle de l’État, tout en précisant qu’aucun calendrier n’avait encore été fixé pour sa mise en œuvre. Les autorités ont également reconnu que les capacités militaires du pays restaient limitées pour mener à bien une telle opération.
Cette question hautement sensible divise profondément la scène politique libanaise depuis la guerre dévastatrice de l’an dernier contre Israël, qui a bouleversé l’équilibre des pouvoirs longtemps dominé par le mouvement chiite soutenu par l’Iran.
Les États-Unis, l’Arabie saoudite ainsi que les opposants internes au Hezbollah, notamment les partis chrétiens et sunnites, appellent de plus en plus ouvertement au désarmement du groupe. Mais le Hezbollah rejette catégoriquement cette perspective, estimant qu’il serait dangereux d’y procéder alors qu’Israël poursuit ses frappes aériennes sur le pays et occupe toujours une partie du sud du Liban.
Mercredi encore, quatre personnes ont été tuées lors de bombardements israéliens. Dans ce contexte, le chef de l’armée libanaise a rappelé qu’Israël devait également respecter sa part des engagements pour espérer avancer vers une solution équilibrée.
Si le plan de désarmement est salué comme une avancée politique symbolique, son application concrète reste incertaine, dans un pays marqué par la fragilité institutionnelle et les tensions régionales persistantes.