Les républicains américains assurent qu’aucune « guerre sans fin » ne se profile au Venezuela (AP)
Les républicains américains assurent qu’aucune « guerre sans fin » ne se profile au Venezuela (AP)

Des responsables républicains au Congrès américain ont affirmé que l’administration du président Donald Trump n’avait ni l’intention d’occuper le Venezuela ni de s’engager dans une opération militaire prolongée, après une réunion d’information à huis clos consacrée à l’intervention américaine ayant conduit à l’arrestation du président vénézuélien Nicolas Maduro.

À l’issue de ce briefing, le président républicain de la Chambre des représentants, Mike Johnson, a déclaré que les États-Unis n’avaient pas de forces armées stationnées au Venezuela et qu’il n’était pas question d’occupation du pays. Selon lui, l’opération menée le week-end dernier était limitée et ne s’inscrivait pas dans une logique de reconstruction ou de présence militaire durable.

Le président de la commission des affaires étrangères de la Chambre, Brian Mast, a également rejeté toute comparaison avec des conflits prolongés comme la guerre en Afghanistan. Il a assuré que l’administration Trump n’avait pas vocation à s’enliser dans une nouvelle « guerre sans fin », tout en soulignant que l’usage de la force visait avant tout à protéger les intérêts sécuritaires des États-Unis.

Ces déclarations n’ont toutefois pas dissipé les inquiétudes de l’opposition démocrate. Le chef de la minorité démocrate au Sénat, Chuck Schumer, a estimé que la réunion avait laissé de nombreuses questions sans réponse. Il a jugé flou le plan de l’administration concernant l’avenir du Venezuela et a mis en garde contre le risque d’une extension des actions militaires américaines sans contrôle suffisant du Congrès.

Un vote est d’ailleurs attendu au Sénat sur une résolution visant à empêcher toute nouvelle action militaire contre le Venezuela sans l’autorisation préalable du Congrès. Les républicains soutiennent pour leur part que l’opération ayant conduit à l’arrestation de Maduro ne nécessitait pas un tel feu vert, en raison de sa brièveté et de son objectif judiciaire.

L’administration américaine accuse Maduro d’avoir dirigé un vaste réseau de trafic de drogue lié à des organisations criminelles internationales, des accusations que l’intéressé nie catégoriquement. Cette affaire continue de susciter un débat intense à Washington, tant sur la légalité de l’intervention que sur les intentions réelles des États-Unis dans ce pays riche en ressources pétrolières.

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