Le Vatican a confirmé mardi qu’une rencontre aura lieu jeudi entre le pape Léon et le président israélien Isaac Herzog. Mais un flou persiste sur l’origine de l’initiative, chaque partie donnant une version différente.
Dans un communiqué publié tôt dans la journée, la présidence israélienne a affirmé que l’entretien se tiendrait « à l’invitation du pape ». Quelques heures plus tard, des sources proches du Saint-Siège ont laissé entendre que la rencontre avait été sollicitée par Israël, soulignant ainsi une divergence d’interprétation sur le contexte diplomatique.
Cette rencontre intervient dans un climat tendu : la guerre dans la bande de Gaza continue de provoquer une condamnation internationale croissante, et la diplomatie vaticane s’efforce de maintenir un dialogue ouvert avec toutes les parties impliquées. Le pape Léon, qui a succédé au pape François en juillet, est scruté sur sa capacité à poursuivre la ligne de dialogue et d’ouverture de son prédécesseur.
Isaac Herzog, président d’Israël depuis 2021, multiplie de son côté les déplacements à l’étranger afin de défendre la position de son pays face aux critiques liées au conflit. Sa visite au Vatican s’inscrit dans ce cadre, mais la controverse autour de l’origine de l’invitation illustre la sensibilité du geste.
Au-delà de la querelle protocolaire, la rencontre de jeudi sera l’occasion pour les deux dirigeants d’échanger sur la situation au Proche-Orient et sur le rôle que peut jouer l’Église catholique dans la recherche de solutions humanitaires et diplomatiques à une crise qui ne cesse de s’aggraver.