ISLAMABAD – Le gouvernement pakistanais a annoncé samedi qu’il proposerait officiellement la candidature du président américain Donald Trump au prix Nobel de la paix, saluant son rôle dans la médiation ayant conduit à un cessez-le-feu entre l’Inde et le Pakistan. Cette initiative suscite à la fois des éloges et des interrogations sur ses implications diplomatiques, notamment au regard de la politique américaine actuelle au Moyen-Orient.
Islamabad a souligné que l’intervention personnelle de Trump avait contribué à désamorcer un dangereux cycle de représailles militaires entre les deux puissances nucléaires d’Asie du Sud, mettant ainsi fin à des semaines de tensions armées dans la région du Cachemire. Le gouvernement pakistanais affirme que cette initiative a évité une nouvelle guerre frontalière et permis la reprise de canaux diplomatiques gelés depuis plusieurs années.
Donald Trump, dont la politique étrangère reste controversée, a accueilli favorablement cette reconnaissance. Il s’est plaint à plusieurs reprises de ne pas recevoir, selon lui, le crédit qu’il mérite pour ses initiatives en faveur de la paix, notamment en Asie, au Moyen-Orient ou encore en Corée du Nord. « Personne n’a fait plus que moi pour la paix dans le monde, et personne ne le reconnaît », a-t-il déclaré vendredi soir dans le New Jersey.
Cette proposition du Pakistan intervient à un moment délicat pour la politique étrangère américaine, alors que Trump est confronté à des critiques croissantes pour ses menaces militaires contre l’Iran. Des analystes estiment que la perspective d’une nomination au prix Nobel pourrait pousser la Maison-Blanche à modérer certaines positions internationales dans les semaines à venir.
Le Comité Nobel norvégien, qui reçoit chaque année des centaines de candidatures, n’a pas encore réagi à cette annonce. Une telle nomination, bien que symbolique, pourrait toutefois alimenter le débat mondial sur les critères du prestigieux prix et sur l’héritage international de Donald Trump.