La Russie a affirmé mercredi que les préparatifs du sommet entre le président Vladimir Poutine et son homologue américain Donald Trump se poursuivaient, malgré les récentes incertitudes entourant sa tenue et les divergences persistantes sur la guerre en Ukraine.
Le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, a indiqué que « les travaux préparatoires pour un sommet entre les présidents Poutine et Trump sont toujours en cours », tout en précisant qu’aucune date officielle n’avait encore été fixée. Selon lui, les discussions visent à créer les conditions nécessaires pour une rencontre « constructive et équilibrée » qui pourrait se tenir à Budapest ou dans un autre pays européen neutre.
Cette annonce intervient alors que Donald Trump a récemment exprimé son impatience face à la lenteur des négociations diplomatiques. Le président américain a déclaré qu’il ne souhaitait « pas perdre de temps dans des discussions sans résultat concret », réaffirmant que la priorité des États-Unis restait d’obtenir un cessez-le-feu durable en Ukraine avant d’envisager des concessions territoriales.
De son côté, la Russie a répété ses exigences de longue date : reconnaissance du contrôle russe sur les régions annexées d’Ukraine, levée progressive des sanctions occidentales et garanties de neutralité pour Kiev. Moscou insiste sur le fait que ces conditions constituent « la base de tout accord de paix viable ».
Selon des sources diplomatiques citées par Reuters, la tenue du sommet dépendra largement de l’évolution de la situation militaire sur le terrain et de la volonté de Washington de dialoguer sans conditions préalables. Les Européens, eux, redoutent que des pourparlers bilatéraux entre Moscou et Washington n’affaiblissent la position de Kiev et ne consacrent de facto la partition du pays.
Alors que la guerre entre dans sa quatrième année, le Kremlin semble vouloir projeter une image d’ouverture tout en maintenant une ligne ferme. « La Russie reste prête à parler, mais pas à n’importe quel prix », a insisté un diplomate russe. Pour l’heure, ni Moscou ni Washington ne semblent vouloir renoncer à utiliser le sommet comme levier politique dans un bras de fer géopolitique qui redessine les équilibres mondiaux.