Le gouverneur de la région de Soumy, au nord-est de l’Ukraine, a déclaré aujourd’hui, mardi, que les forces russes tentaient de créer une « zone tampon » à Soumy, sans toutefois y parvenir.
Oleh Hryhorov a indiqué via l’application Telegram que quatre villages frontaliers se trouvent désormais dans une « zone grise » en raison des combats en cours, niant que ces villages soient passés sous contrôle russe.
Trêve de mai et négociations directes
Ces déclarations interviennent alors que le Kremlin a annoncé plus tôt dans la journée que l’Ukraine n’avait pas répondu aux nombreuses propositions faites par le président russe Vladimir Poutine pour entamer des négociations de paix directes, et qu’il n’était pas encore clair si elle participerait au cessez-le-feu de trois jours annoncé pour le mois prochain.
Le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, a déclaré aux journalistes : « Le président Poutine a confirmé à plusieurs reprises que la Russie est prête, sans aucune condition préalable, à entamer un processus de négociations », ajoutant : « Nous n’avons reçu aucune réponse de la part du régime de Kiev jusqu’à présent », selon Reuters.
Il a également affirmé qu’il était « extrêmement difficile de comprendre » si l’Ukraine avait l’intention de rejoindre ce cessez-le-feu.
Pour rappel, Poutine a annoncé hier un cessez-le-feu de trois jours dans la guerre en Ukraine, du 8 au 10 mai, période pendant laquelle la Russie prévoit de célébrer le 80ᵉ anniversaire de la victoire lors de la Seconde Guerre mondiale.
De son côté, l’Ukraine a réagi en demandant pourquoi Moscou refusait sa proposition d’un cessez-le-feu d’au moins 30 jours, débutant immédiatement.