Le gouvernement yéménite soutenu par l’Arabie saoudite a accusé dimanche les séparatistes du sud, appuyés par les Émirats arabes unis, d’avoir coupé l’accès à la ville portuaire d’Aden et a averti qu’il « prendrait toutes les mesures nécessaires », au lendemain de la reprise par ses forces de territoires dans l’est du pays.
Selon un communiqué relayé par les médias officiels, les autorités affirment que le Conseil de transition du Sud (CTS) a restreint la circulation des citoyens vers Aden et mené une campagne d’arrestations dans la ville. Le gouvernement estime que ces agissements témoignent de la persistance des tensions, malgré des propositions de dialogue récentes qui avaient fait naître l’espoir d’une désescalade.
Les séparatistes ont rejeté ces accusations, assurant que la situation à Aden restait stable et niant toute entrave à la circulation. Le CTS a dénoncé une « déformation complète des faits », alors que les rivalités entre les deux camps continuent d’alimenter l’instabilité dans le sud du Yémen.
Ce nouvel épisode met en lumière la fracture persistante au sein de la coalition qui combat les rebelles houthis, soutenus par l’Iran. Le différend entre le gouvernement et le CTS a provoqué une querelle plus large entre les puissances du Golfe, l’Arabie saoudite et les Émirats arabes unis soutenant des camps opposés sur le terrain.
Le Yémen est plongé dans la guerre depuis plus d’une décennie. Les houthis contrôlent une grande partie du nord du pays depuis la prise de la capitale Sanaa en 2014, tandis que le sud est fragmenté entre le gouvernement reconnu internationalement et les forces séparatistes, compliquant toute perspective de règlement durable du conflit.