Le dissident cubain José Daniel Ferrer quitte la prison pour l’exil aux États-Unis à la demande de Washington (AP)
Le dissident cubain José Daniel Ferrer quitte la prison pour l’exil aux États-Unis à la demande de Washington (AP)

L’un des opposants les plus connus du régime cubain, José Daniel Ferrer García, a quitté lundi Cuba pour s’exiler aux États-Unis, après avoir été libéré directement de prison, a annoncé le ministère cubain des Affaires étrangères.

Dans un bref communiqué, La Havane a précisé que cette décision faisait suite à « une demande formelle du gouvernement américain et à l’acceptation expresse de Ferrer García ». Le militant de 54 ans, fondateur de l’Union patriotique de Cuba (UNPACU), a quitté le pays accompagné de sa famille.

José Daniel Ferrer, figure centrale de l’opposition depuis plus de deux décennies, avait été arrêté à plusieurs reprises pour ses activités politiques et pour avoir défié le Parti communiste au pouvoir. Son organisation, UNPACU, fondée en 2011, est considérée par les autorités cubaines comme une extension des milieux d’exilés anticastristes basés à Miami.

Son exil intervient après plusieurs mois de pressions diplomatiques de Washington. En juillet dernier, le secrétaire d’État américain Marco Rubio avait publiquement exigé que Cuba fournisse une preuve de vie du militant, affirmant que le régime « continuait de torturer l’activiste pro-démocratie José Daniel Ferrer ». Les États-Unis réclamaient alors sa libération ainsi que celle de tous les prisonniers politiques cubains.

Arrêté pour la dernière fois en avril 2025, Ferrer avait été accusé d’avoir violé les conditions de sa liberté conditionnelle, seulement trois mois après sa libération dans le cadre d’un accord négocié par le Vatican. Il avait toujours affirmé être victime d’une persécution politique et avoir été « emprisonné injustement dès le départ ».

Le gouvernement cubain, de son côté, accuse depuis longtemps Washington de financer et de manipuler les activités de Ferrer et de son organisation, dans le but de déstabiliser le pays.

L’exil forcé de José Daniel Ferrer marque un nouvel épisode dans les relations tendues entre Cuba et les États-Unis, alors que les deux pays s’opposent sur la question des droits humains et des libertés politiques sur l’île.

Que retenir rapidement ?

L’un des opposants les plus connus du régime cubain, José Daniel Ferrer García, a quitté lundi Cuba pour s’exiler aux États-Unis, après avoir été libéré di

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