Le Danemark met en garde : un retrait du soutien américain à l’Ukraine serait un coup dur pour Kyiv, l’UE et l’OTAN
Le Danemark met en garde : un retrait du soutien américain à l’Ukraine serait un coup dur pour Kyiv, l’UE et l’OTAN

La Première ministre danoise, Mette Frederiksen, a averti jeudi qu’un refus des États-Unis de fournir à l’Ukraine l’aide militaire dont elle a besoin représenterait un sérieux revers non seulement pour l’Ukraine, mais également pour l’Union européenne et l’OTAN. Cette déclaration intervient alors que des inquiétudes grandissent autour d’un possible infléchissement du soutien américain à Kiev.

« Si les États-Unis n’accordent pas à l’Ukraine ce dont elle a besoin, ce serait un véritable revers pour l’Ukraine, mais aussi pour l’Europe et l’Alliance atlantique », a déclaré Frederiksen, selon des propos rapportés depuis Copenhague.

Le Financial Times a révélé jeudi que le président américain Donald Trump et son homologue ukrainien Volodymyr Zelensky doivent s’entretenir vendredi. Au cœur de la conversation : la suspension soudaine de certaines livraisons d’armes cruciales par Washington à destination de l’armée ukrainienne. Cette suspension soulève de sérieuses questions sur la constance de l’engagement américain alors que la guerre en Ukraine entre dans sa quatrième année.

Depuis le début du conflit, les États-Unis ont été le principal fournisseur d’aide militaire à l’Ukraine. Un éventuel ralentissement ou gel de cette assistance pourrait modifier profondément l’équilibre des forces sur le terrain, au moment où les troupes ukrainiennes tentent de contenir les offensives russes dans l’est et le sud du pays.

L’appel entre Trump et Zelensky sera scruté de près par les chancelleries européennes, qui redoutent une remise en cause durable du soutien occidental à Kiev. L’Union européenne, bien que proactive dans l’aide économique et humanitaire, reste fortement dépendante des États-Unis en matière d’appui militaire lourd.

Cette mise en garde du Danemark reflète l’inquiétude croissante de plusieurs membres de l’OTAN face à un possible repli stratégique américain, qui risquerait de fragiliser l’unité occidentale face à Moscou.

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