Le Conseil de sécurité de l’ONU valide le plan Trump pour Gaza, le Hamas rejette une « tutelle internationale » (AP)
Le Conseil de sécurité de l’ONU valide le plan Trump pour Gaza, le Hamas rejette une « tutelle internationale » (AP)

Le Conseil de sécurité des Nations unies a adopté lundi une résolution majeure proposée par les États-Unis, soutenant le plan en 20 points du président Donald Trump visant à mettre fin à la guerre à Gaza. Le texte autorise la création d’un organe de gouvernance transitoire, baptisé Conseil de la paix, ainsi que le déploiement d’une force internationale de stabilisation chargée d’encadrer la reconstruction et de garantir la démilitarisation de l’enclave palestinienne. La résolution a été adoptée malgré l’abstention notable de la Russie et de la Chine.

Cette initiative marque une étape diplomatique significative pour les États-Unis, qui espèrent ainsi instaurer un cadre politique nouveau à Gaza, deux ans après le déclenchement de la guerre entre Israël et le Hamas. Le cessez-le-feu actuel, établi dans le cadre de la première phase de l’accord, et la libération partielle des otages, ont permis de lancer cette initiative, que Washington présente comme une possible voie vers l’autodétermination palestinienne.

Cependant, la résolution suscite déjà de vives oppositions. Le Hamas a catégoriquement rejeté le texte, affirmant dans un communiqué que celui-ci « impose un mécanisme de tutelle internationale » inacceptable pour la population de Gaza. Le groupe islamiste a également réitéré son refus de désarmer, estimant que sa lutte contre Israël constitue une forme légitime de résistance. Ce rejet laisse présager de possibles tensions avec la future force internationale mandatée pour superviser la démilitarisation.

Côté israélien, la mention explicite dans la résolution d’une future « voie crédible vers un État palestinien » suscite l’hostilité des membres les plus à droite de la coalition gouvernementale. Le Premier ministre Benjamin Netanyahu a réaffirmé dimanche son opposition à toute création d’un État palestinien et a promis de poursuivre la démilitarisation de Gaza « par tous les moyens nécessaires ».

Malgré ces résistances, la résolution a reçu un soutien diplomatique clé : l’Autorité palestinienne, bien qu’affaiblie sur le terrain, a salué le texte et exprimé sa volonté d’y participer, facilitant selon plusieurs diplomates son adoption sans veto russe. L’ambassadeur américain à l’ONU, Mike Waltz, a qualifié le vote de « moment véritablement historique », déclarant que cette résolution « trace une voie possible pour une paix durable » et que de nouvelles annonces concernant la composition du Conseil de la paix seraient bientôt rendues publiques.

Le texte reste néanmoins flou sur plusieurs points cruciaux : le rôle opérationnel précis de l’ONU, les modalités du déploiement de la force internationale, ou encore les garanties données aux civils gazaouis. La Russie et la Chine, en s’abstenant, ont critiqué une initiative « placée sous contrôle américain » sans mandat multilatéral clair.

Alors que l’après-guerre à Gaza se dessine sous la houlette de Washington, les prochaines semaines s’annoncent décisives pour transformer cette résolution symbolique en feuille de route concrète pour la paix, dans un contexte où les divisions internes palestiniennes, les résistances israéliennes et les incertitudes régionales demeurent vives.

Que retenir rapidement ?

Le Conseil de sécurité des Nations unies a adopté lundi une résolution majeure proposée par les États-Unis, soutenant le plan en 20 points du président Don

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