La Chine ratifie un traité d’extradition avec la Serbie, élargissant son influence en Europe @AP
La Chine ratifie un traité d’extradition avec la Serbie, élargissant son influence en Europe @AP

La Chine a annoncé vendredi la ratification de son traité d’extradition avec la Serbie, signé en 2024 lors de la visite d’État du président Xi Jinping à Belgrade. Ce texte, approuvé par la plus haute instance législative chinoise, permet à Pékin de renforcer sa coopération judiciaire avec un pays européen clé.

L’accord suscite des préoccupations, car il ouvre la voie à l’extradition vers la Chine non seulement de citoyens chinois accusés par Pékin, mais aussi de dissidents politiques, de demandeurs d’asile et de ressortissants taïwanais. Plusieurs organisations de défense des droits humains y voient un risque accru de persécution transfrontalière.

Cette ratification intervient alors que la Cour européenne des droits de l’homme a, à plusieurs reprises, bloqué des demandes d’extradition émanant de la Chine, invoquant le risque de torture, de procès inéquitables ou de persécutions politiques.

Pékin a déjà conclu en juillet un accord similaire avec la Hongrie, signe de sa volonté d’étendre sa présence policière et judiciaire en Europe centrale et orientale, où elle bénéficie de gouvernements alliés. En Serbie comme en Hongrie, des patrouilles conjointes entre forces de sécurité locales et chinoises sont déjà en place, officiellement pour protéger les touristes et entreprises chinois.

Ce traité illustre l’influence croissante de la Chine dans les Balkans et sa capacité à négocier des accords sensibles dans un contexte de rivalité accrue avec l’Union européenne et les États-Unis.

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