Le dirigeant nord-coréen Kim Jong Un a déclaré que son pays devait accélérer le développement de ses capacités nucléaires, dénonçant les manœuvres militaires conjointes entre les États-Unis et la Corée du Sud comme une « preuve évidente de leur volonté de provoquer une guerre », a rapporté mardi l’agence officielle KCNA.
Séoul et Washington ont lancé cette semaine leurs exercices annuels Ulchi Freedom Shield, d’une durée de onze jours, destinés à tester une réponse renforcée face aux menaces nucléaires nord-coréennes. Les deux alliés assurent que ces manœuvres sont strictement défensives, mais Pyongyang les qualifie régulièrement de répétitions d’invasion, y répondant souvent par des démonstrations de force militaires.
Selon l’armée sud-coréenne, l’édition 2025 se déroule sur une échelle similaire à celle de 2024, mais avec des ajustements : 20 des 40 entraînements sur le terrain ont été reportés à septembre. Cette décision reflète, selon Séoul, la volonté du président sud-coréen Lee Jae Myung d’apaiser les tensions intercoréennes, bien que de nombreux analystes jugent improbable un geste de réciprocité de la part de Pyongyang.
Lors d’une visite à bord d’un destroyer nord-coréen lundi, Kim a estimé que la situation sécuritaire actuelle justifiait une « expansion rapide » de l’arsenal nucléaire du pays. Il a affirmé que les exercices récents impliquaient un « élément nucléaire », renforçant, selon lui, la nécessité de renforcer la dissuasion nord-coréenne.