Le Premier ministre britannique Keir Starmer s’est dit « gravement préoccupé » lundi par la multiplication des attaques visant des journalistes à Gaza, après la mort de cinq reporters dans une frappe aérienne israélienne. Parmi les victimes figure Anas Al Sharif, journaliste d’Al Jazeera, tué aux côtés de Mohammed Qreiqeh, Ibrahim Zaher, Mohammed Noufal et un autre collègue.
L’armée israélienne a confirmé avoir pris pour cible Al Sharif, l’accusant de diriger une cellule militante du Hamas et d’avoir participé à des tirs de roquettes contre Israël. Al Jazeera, financée par le gouvernement qatari, a rejeté ces accusations, tout comme l’intéressé l’avait fait de son vivant.
« Nous sommes gravement préoccupés par les attaques répétées contre les journalistes à Gaza », a déclaré le porte-parole de Keir Starmer. Il a rappelé que les reporters couvrant des zones de conflit bénéficient d’une protection en vertu du droit international humanitaire et doivent pouvoir travailler « de manière indépendante, sans crainte ».
Le porte-parole a ajouté qu’Israël devait veiller à ce que les journalistes puissent exercer leur profession en toute sécurité, indépendamment du contexte militaire. Interrogé sur les accusations israéliennes visant Al Sharif, il a estimé que la question devait faire l’objet « d’une enquête approfondie et indépendante ».
Cette prise de position intervient alors que les organisations de défense de la liberté de la presse et plusieurs gouvernements étrangers multiplient les appels à protéger les journalistes travaillant dans la bande de Gaza, où les combats et les bombardements continuent de faire de nombreuses victimes civiles.