Le Premier ministre britannique Keir Starmer a déclaré mardi que le Royaume-Uni ne cherchait pas à conclure d’accord sur les visas avec l’Inde, précisant que sa priorité restait le développement économique et commercial entre les deux pays à la suite de l’accord de libre-échange signé cette année.
Starmer a entamé mercredi une visite officielle de deux jours en Inde, accompagné d’une importante délégation d’entreprises britanniques chargée de promouvoir le nouvel accord commercial, conclu en mai, signé en juillet et qui devrait entrer en vigueur en 2026.
Le chef du gouvernement britannique a insisté sur le fait que l’accord visait à accroître les échanges et les investissements bilatéraux, sans pour autant inclure de dispositions migratoires. « Cet accord porte sur le commerce, la croissance et les opportunités économiques — pas sur la politique migratoire », a-t-il déclaré à la presse à Bombay.
Cette précision intervient alors que le sujet de l’immigration reste hautement sensible au Royaume-Uni, où le gouvernement de Starmer fait face à des pressions internes pour réduire les flux migratoires tout en cherchant à dynamiser les partenariats économiques post-Brexit.
L’Inde, pour sa part, espérait initialement un assouplissement des conditions de visas pour les travailleurs qualifiés et les étudiants, un point de friction récurrent dans les négociations entre Londres et New Delhi.