G7 : le président sud-coréen Lee Jae-myung prévoit une série d’entretiens bilatéraux clés au Canada
G7 : le président sud-coréen Lee Jae-myung prévoit une série d’entretiens bilatéraux clés au Canada

Le président sud-coréen Lee Jae-myung prévoit de mener plusieurs discussions bilatérales avec des dirigeants étrangers en marge du sommet du G7 qui se tiendra cette semaine au Canada, selon un communiqué de son bureau diffusé dimanche. Il s’agit du premier déplacement international de Lee depuis son élection le 3 juin, après la destitution de son prédécesseur, Yoon Suk Yeol, à la suite de sa tentative controversée d’instaurer la loi martiale.

Le conseiller à la sécurité nationale, Wi Sung-lac, a précisé lors d’un point presse que les détails de ces rencontres étaient encore en cours de coordination. Il a néanmoins indiqué que le président Lee participerait à la session élargie du sommet et qu’il organiserait des réunions avec des dirigeants étrangers avant et après cette séance. Des entretiens bilatéraux avec le président américain Donald Trump et le Premier ministre japonais sont à l’étude, tout comme une éventuelle rencontre avec le président ukrainien Volodymyr Zelensky, si ce dernier est présent.

« En collaborant avec les dirigeants des États-Unis et du Japon, nous pourrons explorer des pistes pour résoudre des problèmes économiques et commerciaux pendants, notamment en matière de droits de douane », a souligné M. Wi. Le bureau présidentiel a également affirmé être favorable à la tenue de pourparlers trilatéraux avec Washington et Tokyo.

Les enjeux commerciaux sont d’autant plus cruciaux pour la Corée du Sud que son économie est fortement dépendante des exportations, dans des secteurs aussi stratégiques que les semi-conducteurs, l’automobile ou la construction navale. Or, depuis le retour de Donald Trump à la Maison-Blanche, Séoul fait face à une pression croissante sur plusieurs fronts : relèvement des droits de douane, remise en cause partielle de l’accord de libre-échange bilatéral, et exigence de contribution accrue pour le stationnement des 28 500 soldats américains en Corée du Sud.

La participation de Lee au sommet du G7 constitue donc un test diplomatique majeur pour son jeune mandat. Elle intervient à un moment où les équilibres géopolitiques sont instables, avec la guerre en Ukraine, les tensions croissantes en Asie-Pacifique, et les frictions commerciales persistantes entre les grandes puissances.

Ce sommet pourrait offrir au président Lee l’occasion d’affirmer sa posture internationale, tout en cherchant à préserver les intérêts économiques vitaux de son pays dans un contexte mondial de plus en plus fragmenté.

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