Le président américain Donald Trump a déclaré lundi qu’il souhaitait rencontrer le dirigeant nord-coréen Kim Jong Un avant la fin de l’année, tout en laissant la porte ouverte à de nouvelles discussions commerciales avec la Corée du Sud, malgré de nouvelles critiques adressées à son allié asiatique.
« J’aimerais le rencontrer cette année », a affirmé Trump dans le Bureau ovale, en accueillant pour la première fois à la Maison Blanche le nouveau président sud-coréen, Lee Jae Myung. « Je me réjouis d’une rencontre avec Kim Jong Un dans un avenir approprié », a-t-il ajouté.
Pour l’heure, Pyongyang n’a pas répondu aux appels de Washington en vue d’une reprise du dialogue, malgré les signaux envoyés par l’administration américaine. Les relations entre les deux pays sont gelées depuis l’échec du sommet de Hanoï en 2019, qui n’avait pas permis de progresser sur la dénucléarisation de la péninsule coréenne.
Sur le plan bilatéral, Trump et Lee ont évoqué les volets commercial et sécuritaire des relations entre Séoul et Washington. Malgré un accord conclu en juillet, qui a permis d’éviter l’imposition de tarifs douaniers plus lourds sur les exportations sud-coréennes, des désaccords persistent sur l’énergie nucléaire, les dépenses militaires et la mise en œuvre d’un plan d’investissements sud-coréens de 350 milliards de dollars aux États-Unis.
Après son entretien à la Maison Blanche, le président Lee a participé à un forum économique réunissant des responsables américains et des dirigeants d’entreprises sud-coréennes et américaines, illustrant la volonté des deux pays de maintenir un dialogue économique étroit malgré les tensions.
La perspective d’un nouveau face-à-face entre Trump et Kim reste toutefois incertaine, Pyongyang ayant jusqu’ici ignoré les ouvertures américaines. Une telle rencontre constituerait un développement diplomatique majeur, dans un contexte où la sécurité de la péninsule coréenne demeure un enjeu brûlant.