Donald Trump recevra le président syrien Ahmad al-Sharaa à la Maison-Blanche, une première historique(Bandar Aljaloud/Saudi Royal Palace via AP, File)
Donald Trump recevra le président syrien Ahmad al-Sharaa à la Maison-Blanche, une première historique(Bandar Aljaloud/Saudi Royal Palace via AP, File)

Le président américain Donald Trump accueillera le 10 novembre le chef d’État syrien Ahmad al-Sharaa à la Maison-Blanche, marquant la première visite officielle d’un président syrien aux États-Unis, a confirmé samedi un haut responsable de l’administration américaine. Cette rencontre symbolise un tournant diplomatique majeur après des décennies d’isolement entre Washington et Damas.

Les deux dirigeants s’étaient déjà rencontrés en mai dernier en Arabie saoudite, lors d’un sommet du Conseil de coopération du Golfe, une première entre les deux pays depuis vingt-cinq ans. À cette occasion, al-Sharaa, ancien chef rebelle connu sous le nom de guerre d’Abu Mohammed al-Golani, avait accepté d’engager la Syrie sur la voie d’un rapprochement inédit avec les États-Unis, après plus de cinquante ans de domination du clan Assad.

Une réintégration progressive de la Syrie sur la scène internationale

Le président syrien, qui avait autrefois un mandat d’arrêt international et une prime de dix millions de dollars offerte par Washington, devrait signer un accord d’adhésion de son pays à la coalition internationale dirigée par les États-Unis contre l’État islamique. Ce geste, hautement symbolique, s’inscrit dans la stratégie de Trump de recomposer les alliances au Moyen-Orient après la mise en œuvre d’un cessez-le-feu fragile entre Israël et le Hamas.

La trêve, entrée en vigueur le 10 octobre, demeure instable. Plus d’une centaine de personnes ont été tuées cette semaine lors de frappes israéliennes sur Gaza, selon les autorités locales, malgré la volonté affichée de part et d’autre d’avancer vers une paix durable.

Cette rencontre inédite entre Trump et al-Sharaa, révélée initialement par Axios, illustre la volonté du président américain de remodeler le paysage diplomatique du Moyen-Orient et d’étendre son influence auprès d’acteurs autrefois considérés comme ennemis. Reste à savoir si cette ouverture vers Damas marquera le début d’une normalisation durable ou une simple manœuvre tactique dans un contexte régional toujours explosif.

Que retenir rapidement ?

Le président américain Donald Trump accueillera le 10 novembre le chef d’État syrien Ahmad al-Sharaa à la Maison-Blanche, marquant la première visite offic

Partager