Les sanctions des Nations unies contre l’Iran devraient être rétablies samedi, après l’échec d’une résolution proposée par la Russie et la Chine visant à repousser de six mois leur réimposition. Le texte, présenté au Conseil de sécurité en marge de l’Assemblée générale de l’ONU, n’a pas obtenu le soutien nécessaire des autres membres.
Ce rétablissement marque un tournant dans les relations déjà tendues entre Téhéran et les puissances occidentales. Les sanctions avaient été levées dans le cadre de l’accord de 2015 sur le nucléaire iranien, mais leur retour fait suite aux accusations de violations de cet accord par l’Iran.
Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araqchi, a dénoncé une « trahison de la diplomatie » de la part des États-Unis et accusé la France, la Grande-Bretagne et l’Allemagne d’avoir « enterré » toute chance de compromis. Téhéran affirme que son programme nucléaire reste pacifique et transparent, et menace de limiter sa coopération avec les inspections internationales.
De leur côté, Paris, Londres et Washington ont assuré qu’ils poursuivraient leurs efforts diplomatiques malgré ce revers. Les trois capitales estiment que les sanctions sont nécessaires pour contenir les ambitions nucléaires iraniennes, tout en laissant la porte ouverte à de futures négociations.
Cette décision devrait accentuer les tensions au Moyen-Orient, où l’Iran est déjà impliqué dans plusieurs crises régionales. Elle risque également de fragiliser davantage l’économie iranienne, durement touchée par l’isolement financier et la chute de ses exportations.
Que retenir rapidement ?
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