La Colombie a rappelé lundi son ambassadeur aux États-Unis, en réaction aux récentes déclarations de Donald Trump, jugées offensantes par Bogota. L’ancien président américain, à nouveau candidat à la Maison-Blanche, avait menacé d’imposer de lourds droits de douane sur les produits colombiens et qualifié le gouvernement de Gustavo Petro de « complice du trafic de drogue ».
Dans un communiqué, le ministère colombien des Affaires étrangères a dénoncé des propos « inacceptables et irrespectueux » tenus par Donald Trump lors d’un discours au Texas ce week-end. Selon Bogota, ces accusations nuisent aux relations bilatérales et à la coopération en matière de sécurité et de lutte antidrogue, un domaine dans lequel les deux pays collaborent étroitement depuis des décennies.
Le gouvernement de Gustavo Petro a indiqué avoir rappelé son ambassadeur à Washington pour « consultations urgentes », estimant que ces attaques remettaient en cause le principe de respect mutuel entre nations souveraines. Le président colombien a également critiqué la politique étrangère américaine, condamnant les récentes opérations militaires menées par Washington dans les Caraïbes, qu’il a jugées « agressives et contraires au droit international ».
Donald Trump a multiplié les déclarations virulentes ces dernières semaines contre plusieurs pays d’Amérique latine, promettant un durcissement commercial et sécuritaire s’il revenait au pouvoir. Il a accusé la Colombie de « ne pas en faire assez » pour endiguer le flux de cocaïne vers les États-Unis et a menacé d’imposer des tarifs douaniers « punitifs » sur les importations colombiennes.
Cette nouvelle tension diplomatique marque un coup d’arrêt dans les relations entre Bogota et Washington, traditionnellement alliés stratégiques. Le gouvernement Petro a réaffirmé son engagement dans la lutte contre le narcotrafic, tout en appelant à une approche « plus équilibrée et respectueuse » de la part des États-Unis.