Le Premier ministre indien Narendra Modi a catégoriquement nié que les États-Unis aient joué un rôle dans la récente trêve conclue entre l’Inde et le Pakistan, affirmant au président américain Donald Trump que l’accord avait été obtenu sans médiation extérieure. Cette déclaration intervient alors que Trump avait laissé entendre lors d’une conférence de presse conjointe à la Maison Blanche, le 13 février dernier, que son administration avait participé aux négociations ayant conduit à ce cessez-le-feu bilatéral.
Selon des responsables indiens cités anonymement, Modi a souhaité clarifier cette question en privé auprès de Trump, insistant sur le fait que l’accord avait été le fruit d’un dialogue direct entre New Delhi et Islamabad. Le cessez-le-feu, entré en vigueur au début du mois de février le long de la ligne de contrôle au Cachemire, a été annoncé conjointement par les responsables militaires des deux pays, dans une rare manifestation de coopération.
L’Inde, qui a toujours refusé toute ingérence étrangère dans ses affaires bilatérales avec le Pakistan, notamment sur la question sensible du Cachemire, a ainsi réaffirmé sa doctrine diplomatique de longue date. Modi a souligné que la position de son gouvernement reste inchangée : les différends avec le Pakistan doivent être réglés de manière bilatérale, sans l’intervention de puissances tierces.
Le contexte géopolitique rend cette clarification particulièrement significative. Alors que les tensions régionales restent vives et que Washington tente de renforcer ses liens stratégiques en Asie, toute perception d’une médiation américaine pourrait susciter des crispations à New Delhi. De leur côté, les responsables pakistanais n’ont pas officiellement réagi aux déclarations de Modi.
Ni la Maison Blanche ni le ministère indien des Affaires étrangères n’ont publié de compte rendu officiel de cet échange entre les deux dirigeants. L’Inde et le Pakistan ont mené trois guerres depuis leur indépendance en 1947, et les tensions au Cachemire restent l’un des principaux points de friction entre les deux puissances nucléaires.