Ce mardi, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a donné l’ordre à l’armée israélienne de mener immédiatement des frappes dans la bande de Gaza. Cette décision intervient après qu’Israël a accusé le Hamas de violer l’accord de cessez-le-feu en restituant des restes humains d’un otage dont le corps avait déjà été récupéré par les forces israéliennes. Le gouvernement israélien considère cet acte comme une violation manifeste de l’accord négocié, qui prévoyait la restitution complète et rapide des restes de tous les otages israéliens détenus à Gaza.
Retour de restes humains identifiés comme ceux d’Ofir Tzarfati
La restitution des restes a été effectuée par le Hamas dans la nuit du 27 au 28 octobre. Après examen, le ministère israélien de la Défense a confirmé qu’il s’agissait des restes d’Ofir Tzarfati, un otage tué lors de l’attaque du 7 octobre 2023 et dont le corps avait déjà été retrouvé par l’armée israélienne en décembre 2023. Cet événement a suscité une vive réaction en Israël, avec certains ministres appelant à une reprise des hostilités et à la destruction du Hamas. Le Premier ministre Netanyahu a convoqué une réunion d’urgence pour déterminer la réponse appropriée à cette violation.
Des tensions persistantes
L’accord de cessez-le-feu, entré en vigueur le 10 octobre 2025, prévoyait la restitution des restes de tous les otages israéliens en échange de la libération de 15 corps palestiniens pour chaque Israélien décédé. À ce jour, 13 corps israéliens restent non restitués, et le Hamas a évoqué des difficultés à localiser les restes en raison de la destruction généralisée à Gaza. Israël, de son côté, accuse le groupe islamiste de retards délibérés, soulignant que la restitution d’Ofir Tzarfati constitue une manipulation inacceptable.
Les réactions internationales
Cette nouvelle escalade a provoqué des réactions internationales. Les États-Unis ont pressé le Hamas d’accélérer le retour des corps des otages décédés, tandis que l’Égypte a déployé des équipes à Gaza pour aider à localiser et récupérer les restes des otages israéliens encore portés disparus. La situation reste tendue, et les perspectives d’une reprise des hostilités ou d’un durcissement des conditions du cessez-le-feu demeurent incertaines.