Les enquêteurs retrouvent l’arme utilisée dans l’assassinat de Charlie Kirk, Trump promet une Médaille de la Liberté @AP
Les enquêteurs retrouvent l’arme utilisée dans l’assassinat de Charlie Kirk, Trump promet une Médaille de la Liberté @AP

Le meurtre de Charlie Kirk, figure montante du conservatisme américain et proche allié de Donald Trump, continue de provoquer des secousses politiques des deux côtés de l’Atlantique. Alors que certains élus européens réclamaient une minute de silence en sa mémoire, le Parlement européen a refusé cette demande, déclenchant une vive controverse.

Un assassinat qui choque l’Amérique et l’Europe

Charlie Kirk, 31 ans, fondateur du mouvement Turning Point USA, a été abattu par un sniper lors d’une réunion publique, touché mortellement à la gorge. Très influent au sein de la droite américaine et soutien indéfectible de Donald Trump, il incarnait une nouvelle génération de militants conservateurs. Sa mort brutale a soulevé une vague d’émotion aux États-Unis, mais aussi en Europe, où ses positions clivantes faisaient déjà débat.

La demande d’une minute de silence au Parlement européen

À Strasbourg, plusieurs eurodéputés issus de l’extrême droite ont réclamé un hommage officiel. Selon eux, le Parlement devait montrer sa solidarité face à la violence politique en respectant une minute de silence. Le député suédois Charlie Weimers a insisté sur l’importance de défendre la liberté d’expression, même pour des voix contestées.

Dans d’autres institutions, comme au Congrès américain, un hommage symbolique avait déjà été rendu. C’est en ce sens que les partisans européens de Kirk espéraient voir le Parlement s’associer à cette démarche.

Un refus qui provoque la colère des élus d’extrême droite

La présidente de séance a rejeté la proposition, expliquant que ce type de commémoration devait être annoncé en ouverture des sessions plénières, et qu’il était donc trop tard pour l’ajouter à l’ordre du jour. Cette décision a immédiatement déclenché la fureur des élus d’extrême droite, qui ont martelé leurs pupitres en signe de protestation.

En face, une grande partie de l’hémicycle a applaudi la présidente, marquant ainsi son soutien au refus de cet hommage. La tension est rapidement montée, révélant une fracture politique profonde au sein de l’assemblée.

Les arguments des deux camps

Les défenseurs de l’hommage soulignent que Charlie Kirk a été victime d’un acte de violence politique inacceptable et que le Parlement européen doit condamner fermement de tels crimes. Ils estiment que l’institution a manqué une occasion de réaffirmer son attachement à la liberté d’expression.

À l’inverse, les opposants rappellent que Kirk n’était pas une figure neutre. Ses positions polémiques, notamment ses critiques virulentes contre le président ukrainien Volodymyr Zelensky, nourrissent la polémique. Pour certains députés, le Parlement européen n’avait pas vocation à honorer officiellement une personnalité aussi clivante. Un drôle d’argument, tout homme politique étant par définition clivant, ce qui ne doit jamais justifier un assassinat…

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