Après la main tendue de Macron, Poutine se dit prêt à reprendre le dialogue avec Paris
Après la main tendue de Macron, Poutine se dit prêt à reprendre le dialogue avec Paris

Le président russe Vladimir Poutine s’est dit « prêt au dialogue » avec Emmanuel Macron, ouvrant la voie à une possible reprise des échanges entre Paris et Moscou, interrompus depuis le début de l’invasion de l’Ukraine. Cette déclaration, faite dimanche par le porte-parole du Kremlin Dmitri Peskov, fait directement écho aux propos tenus deux jours plus tôt par le chef de l’État français, qui estimait qu’« il va redevenir utile de parler à Vladimir Poutine ».

Emmanuel Macron avait justifié cette position en soulignant que plusieurs acteurs, à commencer par Donald Trump, avaient déjà renoué des discussions avec Moscou. Selon lui, les Européens et les Ukrainiens ont intérêt à « réengager cette discussion en bonne et due forme », plutôt que de laisser des négociations se tenir sans eux entre Russes et Américains. Une approche qui marque un infléchissement du discours français après des mois de gel diplomatique.

Paris évoque un « dialogue d’exigence »

L’Élysée précise toutefois que cette ouverture ne signifie pas un renoncement aux principes défendus par la France. L’exécutif rappelle que Paris a toujours plaidé pour un « dialogue d’exigence » avec la Russie et que la dernière rencontre directe entre Volodymyr Zelensky et Vladimir Poutine avait eu lieu à Paris en décembre 2019. Selon la présidence, l’invasion de l’Ukraine avait rendu tout échange impossible, mais la perspective de négociations de paix justifie aujourd’hui une reprise des contacts.

La France a salué l’accord public donné par le Kremlin à cette démarche, tout en indiquant qu’elle déciderait « dans les prochains jours » des modalités éventuelles d’un tel dialogue. L’objectif affiché reste une paix « solide et durable » pour l’Ukraine et l’Europe, en coordination étroite avec Kiev et les partenaires européens. Dans le même temps, des discussions parallèles se poursuivent sous l’égide des États-Unis, alimentant l’hypothèse d’un nouveau cycle diplomatique autour du conflit ukrainien.

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