LONDRES, 17 mai 2025 — La police britannique a annoncé samedi avoir inculpé trois ressortissants iraniens dans le cadre d’une vaste enquête antiterroriste, les accusant d’avoir agi au profit d’un service de renseignement étranger. Cette affaire, qualifiée par le ministère de l’Intérieur de l’une des plus importantes de ces dernières années, illustre l’inquiétude croissante du Royaume-Uni face aux activités d’ingérence étrangère, en particulier celles attribuées à l’Iran.
Les inculpés — Mostafa Sepahvand, Farhad Javadi Manesh et Shapoor Qalehali Khani Noori — sont poursuivis pour avoir adopté une « conduite susceptible d’aider un service de renseignement étranger » entre le 14 août 2024 et le 16 février 2025, selon un communiqué officiel de la police. L’État concerné par ces accusations est explicitement désigné comme étant l’Iran.
Ces inculpations font suite à deux opérations distinctes menées au début du mois, au cours desquelles huit hommes — dont sept Iraniens — ont été arrêtés par les services antiterroristes britanniques. Aucune information supplémentaire n’a été divulguée quant aux objectifs présumés des suspects, ni aux éléments précis ayant mené aux arrestations.
La réaction iranienne ne s’est pas fait attendre. Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araqchi, a exprimé son trouble face à la détention de citoyens iraniens par les autorités britanniques, laissant entendre une possible tension diplomatique entre Londres et Téhéran.
Le Royaume-Uni a récemment renforcé ses mécanismes de surveillance des ingérences étrangères, plaçant l’Iran au plus haut niveau de son registre officiel d’influence. Ce classement impose à tout représentant ou organisme agissant pour le compte de Téhéran l’obligation de se déclarer officiellement auprès des autorités, sous peine de sanctions.
Cette affaire intervient dans un contexte de relations bilatérales tendues, marqué par des accusations répétées d’espionnage et d’intimidation visant la diaspora iranienne au Royaume-Uni. Les autorités britanniques n’ont pas encore précisé la date du procès ni les éventuelles peines encourues par les trois hommes inculpés.