Alors que la fermeture partielle du gouvernement fédéral américain entre dans sa deuxième semaine, les Centres pour le contrôle et la prévention des maladies (CDC) ont brusquement annulé une partie des licenciements qu’ils venaient d’annoncer, selon plusieurs sources citées par Reuters. Près de 1 300 employés avaient été informés de leur renvoi avant que plusieurs centaines d’avis ne soient révoqués quelques heures plus tard.
Ces suppressions de postes s’inscrivent dans une série de coupes budgétaires ordonnées par l’administration Trump, qui prévoit de démanteler plusieurs bureaux et départements du CDC. Quatre sources proches du dossier ont confirmé que l’agence sanitaire fait partie des principales cibles des réductions d’effectifs fédérales imposées pendant la paralysie administrative.
Cette confusion au sein de l’une des principales institutions de santé publique du pays a suscité de vives inquiétudes parmi les employés et les observateurs, notamment dans un contexte de crise sanitaire persistante et de pressions accrues sur le système médical américain. Plusieurs responsables internes ont dénoncé une gestion « chaotique et politisée » des ressources humaines, soulignant le risque de désorganisation dans la surveillance épidémiologique et la recherche.
Les CDC, dont le siège se trouve à Atlanta, jouent un rôle crucial dans la prévention et la réponse aux menaces sanitaires, notamment les épidémies et les crises environnementales. Les licenciements annoncés auraient touché des divisions clés, notamment celles chargées des maladies infectieuses, de la vaccination et des statistiques de santé publique.
Selon des documents internes cités par Reuters, la direction du CDC tente désormais de « réévaluer les besoins essentiels » pour préserver les fonctions critiques de l’agence. Mais les employés redoutent que ces mesures d’urgence ne suffisent pas à compenser les effets d’une politique d’austérité sans précédent dans le domaine de la santé publique américaine.