CARACAS – Sept enfants migrants vénézuéliens, séparés de leurs familles après avoir été placés sous la garde des autorités américaines, ont été renvoyés dans leur pays d’origine, a annoncé vendredi le ministre vénézuélien de l’Intérieur, Diosdado Cabello, en présence de la première dame Cilia Flores. Cette déclaration a été faite à l’aéroport international de Maiquetia, près de Caracas, à l’arrivée d’un vol en provenance du Texas transportant plusieurs centaines de migrants expulsés.
Cabello a salué le retour des enfants, qualifiant leur rapatriement de « sauvetage ». Il a déclaré que ces mineurs faisaient partie d’un groupe plus large de 32 enfants migrants identifiés comme ayant été séparés de leurs familles lors de procédures d’expulsion menées aux États-Unis. Les raisons de ces séparations n’ont pas été détaillées par les autorités vénézuéliennes.
Des images de l’aéroport ont montré les enfants accueillis par des responsables gouvernementaux, dans une ambiance solennelle. Le gouvernement vénézuélien a multiplié ces dernières semaines les critiques contre la politique migratoire américaine, l’accusant de « pratiques inhumaines » à l’égard des ressortissants vénézuéliens. De nombreuses familles dénoncent les séparations et réclament la réunification de parents encore détenus ou expulsés sans leurs enfants.
Dans les rues de Caracas, plusieurs manifestations ont eu lieu ces derniers jours pour exiger le retour immédiat des enfants restés aux États-Unis. Des pancartes avec les messages « SOS, USA LIBÉREZ NOS ENFANTS » ont été brandies par des proches, souvent démunis face à la complexité des démarches juridiques et diplomatiques.
La question de la migration vénézuélienne reste extrêmement sensible. Des millions de citoyens ont quitté le pays ces dernières années, fuyant l’hyperinflation, la pauvreté et l’insécurité. Les États-Unis, comme d’autres pays d’Amérique latine, ont été confrontés à un afflux massif de migrants, dont de nombreux mineurs non accompagnés. Malgré les tensions diplomatiques, Caracas affirme vouloir coopérer avec les autorités américaines pour garantir la protection des enfants concernés.