Alors que la guerre en Ukraine entre dans sa quatrième année, le président ukrainien Volodymyr Zelensky a affirmé ce samedi que les forces armées de son pays avaient stoppé l’avancée des troupes russes dans la région de Soumy, au nord-est du pays. Il a précisé que les combats en cours se déroulent à une profondeur maximale de 7 kilomètres à partir de la frontière russo-ukrainienne.
Selon Zelensky, environ 53 000 soldats russes sont actuellement concentrés vers Soumy, où Moscou cherche à établir une « zone tampon » — stratégie déjà amorcée dans la région voisine de Kharkiv. « Nous nivelons la position. L’ennemi a été stoppé », a-t-il déclaré, soulignant que les affrontements se poursuivent le long de la frontière.
La région de Soumy n’a pas connu d’occupation prolongée depuis les premiers mois de la guerre, mais elle est désormais le théâtre d’une nouvelle offensive. Si les assauts russes restent concentrés sur l’est industriel de Donetsk, le nord-est devient un front de plus en plus actif, mettant à l’épreuve la résilience de l’armée ukrainienne.
Sur les 1 000 kilomètres de front, Zelensky affirme que les lignes défensives ukrainiennes tiennent. Il a toutefois rejeté les déclarations russes selon lesquelles des troupes de Moscou auraient franchi la frontière de la région de Dnipropetrovsk, plus au centre du pays. Il affirme que ces incursions se résument à des groupes d’assaut cherchant uniquement à filmer des preuves de leur passage avant d’être repoussés.
Parallèlement aux combats terrestres, l’Ukraine poursuit ses actions offensives sur le sol russe. Des frappes de drones ont récemment détruit plusieurs avions à l’intérieur du territoire russe et endommagé le pont stratégique de Crimée, symbole de l’annexion de la péninsule par Moscou.
Zelensky a reconnu que l’Ukraine ne pouvait pas libérer l’intégralité de son territoire par la seule force militaire. Il a réitéré ses appels à de nouvelles sanctions internationales pour faire pression sur la Russie et la pousser à des négociations sérieuses.
Pour l’heure, les pourparlers de paix menés à Istanbul n’ont donné lieu qu’à des accords limités, notamment l’échange de prisonniers. Plusieurs vagues d’échanges ont eu lieu ces dernières semaines, et Kiev a reçu vendredi les corps de 1 200 soldats ukrainiens tombés au combat. De nouveaux échanges sont attendus d’ici le 20 ou 21 juin.
Malgré l’impasse militaire et diplomatique, Zelensky assure que son pays reste déterminé à défendre sa souveraineté, tout en poursuivant ses efforts pour obtenir un soutien international plus ferme et des avancées diplomatiques durables.