BELGOROD, Russie – Une série d’attaques de drones attribuées à l’Ukraine a frappé la région de Belgorod, dans le sud-ouest de la Russie, dans la nuit de lundi à mardi, faisant au moins seize blessés, selon les autorités russes. Parmi les blessés figurent un médecin et un ambulancier, a précisé le gouverneur régional Viatcheslav Gladkov sur l’application de messagerie Telegram.
Huit personnes ont été hospitalisées à la suite de ces attaques, qui représentent l’une des offensives transfrontalières les plus significatives rapportées ces dernières semaines. Gladkov n’a pas détaillé la nature des blessures ni l’état de santé des victimes.
Le ministère russe de la Défense a affirmé que ses forces avaient intercepté et détruit douze drones lancés dans la nuit, dont trois spécifiquement au-dessus de la région de Belgorod. Le ministère ne précise cependant pas combien d’engins ont été initialement déployés par les forces ukrainiennes. Ces affirmations n’ont pas pu être vérifiées de manière indépendante, et Kiev n’a pas encore réagi officiellement aux déclarations de Moscou.
Depuis le début de l’invasion russe de l’Ukraine en février 2022, les attaques de drones et d’artillerie contre des zones frontalières russes, notamment Belgorod, sont devenues de plus en plus fréquentes. Les deux camps continuent de nier prendre délibérément pour cible des civils dans le cadre du conflit, bien que les dégâts et les victimes enregistrés de part et d’autre suscitent régulièrement des accusations mutuelles.
Cet incident survient dans un contexte diplomatique particulièrement tendu. Le président russe Vladimir Poutine a appelé jeudi dernier à l’ouverture de négociations directes avec l’Ukraine, mais a rejeté comme un « ultimatum » la proposition avancée ce week-end par le président ukrainien Volodymyr Zelenskiy, soutenu par plusieurs de ses alliés européens, en faveur d’un cessez-le-feu temporaire de 30 jours.
Zelenskiy a déclaré qu’il participerait aux discussions prévues à Istanbul, en Turquie, à condition que Poutine y assiste également. Il a également invité le président américain Donald Trump à se joindre à cette initiative de médiation, alors que ce dernier multiplie les déclarations sur son intention de contribuer à la fin du conflit.
Alors que les affrontements se poursuivent sur plusieurs fronts, la région de Belgorod, frontalière de l’Ukraine, continue d’être l’un des points les plus exposés aux représailles ukrainiennes, dans un conflit qui semble loin d’une résolution durable.