Russie et Ukraine se sont mutuellement accusées d’avoir ciblé des civils lors des attaques menées pendant les célébrations du Nouvel An, alors que la guerre entre les deux pays approche de sa quatrième année et que des efforts diplomatiques sont en cours pour tenter d’y mettre fin.
Moscou a affirmé qu’une frappe de drone ukrainienne avait touché un hôtel et un café dans une zone de la région de Kherson contrôlée par la Russie, faisant au moins 24 morts, dont un enfant. Selon les autorités russes, des civils s’y étaient rassemblés pour fêter le passage à la nouvelle année lorsque l’attaque a eu lieu.
De son côté, Kyiv a dénoncé une vaste attaque aérienne russe menée dans la nuit du Nouvel An, impliquant plus de 200 drones. Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a déclaré que des infrastructures énergétiques avaient été visées dans sept régions du pays, soulignant que ces frappes avaient provoqué des coupures d’électricité en plein hiver. Les autorités ukrainiennes ont fait état d’au moins une personne tuée et d’une autre blessée.
L’armée ukrainienne a rejeté les accusations russes visant des civils, affirmant que ses forces ciblaient exclusivement des objectifs militaires et énergétiques. Elle n’a toutefois pas répondu directement aux détails avancés par Moscou concernant la frappe contre l’hôtel de Kherson.
Ces échanges d’accusations interviennent alors que des discussions diplomatiques intenses se poursuivent sous l’impulsion du président américain Donald Trump, chaque camp cherchant à renforcer sa position et à influencer l’issue des négociations. Les deux pays accusent régulièrement l’autre de frapper des civils, un point particulièrement sensible dans un conflit marqué par de lourdes pertes humaines et des destructions massives d’infrastructures.