Le mois de mai s’annonce particulièrement compliqué pour les usagers du rail. Le syndicat SUD Rail, soutenu par le collectif national ASCT (CNA), a annoncé une « semaine noire » pour les circulations ferroviaires autour du pont du 8 mai, après l’échec cuisant d’une réunion avec la direction de la SNCF sur les conditions de travail des contrôleurs. À l’origine du conflit : des plannings jugés imprévisibles et modifiés sans concertation, ainsi que le refus de la direction d’ouvrir la discussion sur les primes de travail. « La réunion a duré deux heures, mais elle aurait pu s’arrêter au bout de deux minutes », a résumé avec amertume Fabien Villedieu, secrétaire fédéral de SUD Rail.
Un dialogue social au point mort
La direction de la branche Voyages aurait opposé une fin de non-recevoir aux revendications syndicales, selon les déclarations au Parisien. Face à cette impasse, les syndicats haussent le ton. Les contrôleurs sont appelés à la grève les 9, 10 et 11 mai, soit en plein cœur du long week-end du 8 mai. La CGT-Cheminots, pour sa part, entend lancer le mouvement dès le 5 mai. SUD Rail prévoit aussi un arrêt de travail des conducteurs le 7 mai, veille du jour férié. Le gouvernement s’inquiète de la situation. « Ce mois de mai s’annonce difficile, les usagers doivent avoir rapidement des informations pour s’organiser », a déclaré le ministre des Transports Philippe Tabarot sur RTL ce jeudi matin. À quelques semaines de l’ouverture des grandes lignes estivales, l’annonce de cette grève étalée sur plusieurs jours fait planer une réelle menace sur la mobilité nationale.